Nationale : À l’aube d’une saison capitale, rencontre avec Joël Rey nouvel entraîneur de Carcassonne.

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Après un premier mois de préparation estivale plombé par la canicule, le chantier de l’US Carcassonne prend forme. Aux commandes du secteur sportif, Joël Rey apporte une expérience forgée au fil d’un parcours marqué par la fidélité et la réussite. « J‘ai été joueur dans un seul club et n’en ai entraîné que deux. Ce ne sont donc pas mes déplacements qui ont marqué les esprits, mais plutôt la réussite que j’ai connue dans ces deux clubs. Avec Pau, nous sommes remontés et avons été titrés ; avec Bayonne, nous avons été titrés deux fois. Mon objectif aujourd’hui est d’arriver au même résultat avec Carcassonne. Il faut une certaine détermination pour y parvenir et je pense la posséder », confie-t-il.

Connu pour son exigence, le nouveau manager carcassonnais assume sa réputation tout en soulignant l’évolution de sa pédagogie. « À Pau, j’étais un jeune entraîneur et je partais un peu dans tous les sens. Avec le temps, je me suis ouvert et j’échange davantage avec mes collaborateurs. J’ai appris à échanger et à communiquer ; c’est la grande évolution de mon parcours », confie-t-il.

Sollicité par l’USC à l’échéance de son contrat à Bayonne, le technicien a rapidement été séduit par le club audois. Pour lui, venir à Carcassonne était presque une évidence : « Carcassonne m’a proposé un défi, reprendre le management d’une équipe et repartir au combat. Au fond de moi, j’avais encore l’envie et la motivation, surtout après une fin de saison à Bayonne teintée d’amertume. La sollicitation de Carcassonne est tombée au bon moment. Le projet est difficile mais réalisable. De plus, l’US Carcassonne a une histoire, du caractère et s’appuie sur des joueurs besogneux et déterminés. Cela a fini de me convaincre », confie-t-il.

Ces dernières saisons, Carcassonne a connu une certaine instabilité au niveau des entraîneurs, mais cela n’effraie pas le nouveau venu qui affirme : « Il ne faut pas avoir peur. Mon précédent club avait une réputation bien pire : la durée de vie moyenne d’un entraîneur y était de 17 mois, et j’y suis resté 9 ans. Les discours sur les plans à trois ans sont souvent théoriques ; dans les faits, dirigeants et supporters veulent des résultats rapidement. La proposition m’a été faite un après-midi et j’ai donné ma réponse dès le lendemain. À mon âge, cela ne m’effraie plus. »

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Quand on lui demande comment se sont passés les premiers entraînements, sa réponse est claire : « Je suis ravi du comportement des joueurs. Le programme était très exigeant sur le plan physique, éprouvant avec la canicule, mais personne ne s’est plaint. L’investissement a été irréprochable et nous n’avons pas eu de blessures graves à déplorer. C’est très positif. »

Il est vrai que le principal défi de la saison résidera dans la gestion des hommes, aussi précise t-il : « La gestion de l’effectif sera déterminante. Nous disposons de joueurs trentenaires expérimentés qu’il faudra préserver pour les maintenir à leur meilleur niveau, tout en intégrant les jeunes éléments indispensables. C’est pourquoi j’ai préféré organiser un entraînement dirigé plutôt qu’un match amical avant la reprise du championnat. Avec un groupe restreint, préserver l’état physique des joueurs est essentiel pour éviter de nous mettre en danger sur la durée. »

Interview réalisée avec la complicité de Philippe Soum

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