L’US Carcassonne s’est invitée loin des terrains, au cœur du village de Pomas meurtri par la tornade. Deux jours après la catastrophe, les traces du passage du phénomène restent visibles partout. Des morceaux de tuiles recouvrent encore le sol et les débris s’entassent devant les maisons. Pour de nombreux habitants, la vie a basculé en quelques heures seulement.
Les jeunes de l’US Carcassonne au chevet de Pomas
Une vingtaine de joueurs de l’Union Sportive Carcassonnaise a décidé de troquer le ballon pour les pelles. Moins de 20 ans, Espoirs, joueurs du centre de formation et membres du staff se sont mobilisés ensemble. Leur programme initial prévoyait une journée de cohésion déjà organisée depuis plusieurs semaines. Face à l’ampleur des dégâts, ils ont choisi d’annuler cette journée et de se rendre directement auprès des sinistrés.
Sur place, les tâches sont simples mais très physiques pour les joueurs de l’US Carcassonne. Ils ramassent les débris de tuiles, dégagent les abords des maisons et aident là où les habitants le demandent. Une voiture bloquée devient même un obstacle à déplacer à la force des bras. Tous avancent ensemble, dans les rues d’un village encore sous le choc.
US Carcassonne: une journée de cohésion transformée en entraide
La journée devait au départ ressembler à un jeu grandeur nature pour l’US Carcassonne.
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« On avait prévu une journée de cohésion avec les nouveaux et les anciens, avec une sorte de Pékin Express où l’on devait ramasser des détritus de village en village. Avec ce qui s’est passé, on s’est dit que c’était quand même l’occasion d’utiliser cette journée pour quelque chose qui ait du sens. On ne pouvait pas réparer leurs maisons à leur place. Par contre, on pouvait enlever quelques débris, déplacer ce qui devait l’être et surtout leur montrer qu’ils n’étaient pas seuls »
, raconte Ludovic Dagada. Le staff a donc redonné un sens très concret aux valeurs affichées par le club.
En découvrant les lieux, certains joueurs de l’US Carcassonne prennent la mesure du drame.
« C’est choquant. On ne le voit qu’à la télé et là, de le voir d’aussi près, en vrai, c’est surtout attristant. On n’aimerait pas être à leur place »
, témoigne Nathan Faure. Le jeune joueur souligne aussi le lien fort avec les habitants.
« Les gens qui sont là aujourd’hui, ce sont aussi ceux qu’on retrouve autour de nous les week-ends lors des matchs. Ils nous donnent leur soutien pendant la saison, donc quand ils ont besoin de nous, c’est normal qu’on soit présents à notre tour »
, poursuit Nathan Faure.
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Solidarité à Pomas et valeurs de l’ovalie
Autour des maisons abîmées, les joueurs de l’US Carcassonne travaillent sans relâche. Une pelle passe d’une main à l’autre et les tas de gravats diminuent peu à peu. La fatigue se fait sentir, mais l’ambiance reste étonnamment légère, avec quelques sourires et des plaisanteries. Surtout, une vraie entraide s’installe entre rugbymen et habitants.
Dans le village, la solidarité dépasse largement le cadre du club. Le maire Hervé Giné salue une mobilisation exemplaire des habitants et des donateurs. Les accès à Pomas sont désormais strictement contrôlés, réservés aux résidents, aux artisans et aux experts. Malgré tout, des semaines difficiles attendent les sinistrés, dont de nombreuses maisons ont été gravement touchées.
Pour résumer: en renonçant à une journée de cohésion pour aider les sinistrés de Pomas, l’US Carcassonne illustre concrètement les valeurs de solidarité du rugby et renforce encore le lien qui l’unit à ses supporters.

