Federico Martin Aramburu

Procès Aramburu : de lourdes peines de réclusion sont demandées

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Procès Aramburu: l’avocat général a requis à Paris de très lourdes peines de prison contre les principaux accusés impliqués dans la mort de l’ancien international argentin.

De 20 à 27 ans de prison requis contre les deux principaux accusés

Au Procès Aramburu, l’avocat général Philippe Courroye a demandé 27 ans de prison contre Loïk Le Priol. Il requiert cette peine pour assassinat, estimant sa responsabilité centrale dans les tirs mortels. Vingt ans de prison ont aussi été requis contre Romain Bouvier pour tentative d’assassinat. Les deux hommes sont jugés pour leur rôle dans la mort de Federico Martin Aramburu en 2022.

Le verdict de la cour d’assises de Paris est attendu vendredi, quatre ans et demi après les faits. Ce crime avait bouleversé le monde du rugby, notamment en Argentine et au Pays basque. La victime, ancien trois-quarts, était double champion de France avec Biarritz. L’avocat général a également demandé que les deux accusés suivent des soins médico-sociaux.

Une mécanique meurtrière au cœur du Procès Aramburu

Selon l’accusation, Loïk Le Priol est l’auteur des deux tirs mortels reçus dans le dos par Aramburu. Romain Bouvier aurait, lui, fait feu en premier avec un pistolet de collection. Ces coups de feu sont décrits comme les derniers actes d’une mécanique meurtrière qui [a] conduit à l’irréparable, a souligné Philippe Courroye. La victime était désarmée et accompagnée de son ami et ancien équipier à Biarritz, Shaun Hegarty.

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Les faits ont suivi une algarade sur la terrasse d’une brasserie parisienne. Ce matin-là, les accusés ont tiré à dix reprises sur Aramburu. L’avocat général a rappelé leur appartenance à l’organisation étudiante dissoute GUD. Il a évoqué un ciment, un dénominateur commun idéologique entre ces amis issus de familles aisées.

Philippe Courroye a aussi insisté sur leur fascination pour la force et les armes. Il a mentionné leur goût pour les symboles nazis, citant notamment une édition allemande de Mein Kampf en lettres gothiques. Durant ce passage, Bouvier est resté impassible dans le box. Le Priol, lui, gardait la tête baissée et la secouait par moments.

Peines requises pour les deux autres prévenus et attente du verdict

Le Procès Aramburu ne concerne pas seulement les deux tireurs présumés. L’avocat général a requis trois ans de prison, dont douze mois avec sursis, contre Lyson R., compagne de Le Priol au moment des faits. Elle est poursuivie pour soustraction, recel et destruction de preuves. Il a en revanche demandé son acquittement pour la complicité de tentative d’assassinat.

Contre Antony S., ami de Bouvier et ancien du GUD, la même peine de trois ans a été requise. Deux ans seraient assortis d’un sursis, pour soustraction, recel et destruction de preuves. Il lui est aussi reproché d’avoir aidé Bouvier dans sa courte cavale. Ces réquisitions complètent le volet secondaire mais important du dossier.

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Les quatre accusés avaient déjà été impliqués dans un passage à tabac en 2015 au sein de l’ultradroite. Le Priol et Bouvier avaient alors interdiction d’être ensemble. La décision de la cour d’assises de Paris est désormais très attendue. Elle doit trancher après ces réquisitions particulièrement lourdes.

Pour résumer: au Procès Aramburu, l’avocat général a requis 27 ans de prison contre Loïk Le Priol, 20 ans contre Romain Bouvier et trois ans contre les deux autres prévenus, le verdict étant attendu vendredi.