Ugo Mola alerte sur une situation inédite au Stade Toulousain, avec près de trente joueurs indisponibles avant le déplacement à Pau. Le manager décrit une infirmerie pleine et un effectif décimé. Il insiste sur les conséquences concrètes de cette hécatombe. Il relie aussi cette crise aux alertes répétées sur la santé des joueurs.
Un Stade Toulousain décimé avant le déplacement à Pau
Le Stade Toulousain se déplace à Pau avec une trentaine d’absents entre blessés et internationaux. Le club compte une grosse vingtaine de blessés, plus cinq Bleus retenus à Marcoussis. Ainsi, l’effectif se retrouve fortement amputé pour cette 8e journée de Top 14. Cette situation irrite clairement le manager des quadruples champions de France en titre.
Interrogé par Midi Olympique, Ugo Mola décrit une tension inédite dans la gestion de son groupe.
«Nous sommes plus touchés que jamais. Entre les internationaux et les blessés, on n’est pas loin des trente joueurs indisponibles. Pour tout vous dire, avec les contraintes réglementaires en première ligne, je suis à un joueur près de déclarer forfait pour notre déplacement à Pau.»
, a expliqué Ugo Mola. Le manager souligne surtout le casse-tête spécifique en première ligne.
À lire aussi | Billy Vunipola : « On doit être prêt pour la bataille »
Cette menace de forfait illustre l’ampleur de l’hécatombe. En effet, le Stade Toulousain a frôlé une situation extrême.
«C’est pour cela que nous avons fait revenir Mohamed Megherbi d’Oyonnax. Même si je me demande si (un forfait) n’aurait pas été le meilleur moyen d’alerter sur certaines choses…»
, a indiqué Ugo Mola. Le technicien relie donc ce choix sportif à un message plus large.
Ugo Mola et la santé des joueurs au centre du débat
Au-delà du cas toulousain, Ugo Mola s’inscrit dans un débat plus global sur la santé des joueurs. De nombreux clubs de Top 14 subissent actuellement une avalanche de blessés. Ainsi, chaque semaine, de nouveaux joueurs rejoignent l’infirmerie. Plusieurs voix du rugby français tirent désormais la sonnette d’alarme.
Le manager toulousain reprend ce thème central.
À voir également | Le calendrier du TOP 14 (2025-2026)
«Tant qu’on ne remettra pas vite la santé des joueurs au centre de la table…»
, a prévenu Ugo Mola. Il estime que la situation actuelle nécessite une prise de conscience rapide. Il relie aussi son discours à celui de son capitaine.
En effet, Antoine Dupont a récemment rappelé que les joueurs ne restent pas des machines. Ugo Mola se montre d’accord avec ce constat, mais il refuse de le laisser seul en première ligne.
«Antoine a encore pris la parole récemment à ce sujet, mais il n’a pas à être le porte-drapeau de tout le monde»
, a souligné Ugo Mola. Le manager appelle donc à un engagement collectif des acteurs du jeu.
Les joueurs appelés à monter au créneau
Pour faire bouger les lignes, Ugo Mola insiste sur la responsabilité des joueurs eux-mêmes. Il cite l’exemple d’un jeune troisième ligne qui s’exprime déjà sur le calendrier.
À lire aussi | Stade Français – La Rochelle: Les compositions
«Heureusement qu’un garçon comme Oscar Jegou (La Rochelle), à 24 ans, se rend compte qu’à ce rythme-là, il va voler en éclats.»
, a confié Ugo Mola. Il voit dans ces prises de parole un signal important.
Le manager du Stade Toulousain veut surtout placer la santé au cœur des décisions.
«Ce sont les joueurs qui doivent monter au créneau : c’est leur santé ! Le corps est leur outil de travail.»
, a insisté Ugo Mola. Ainsi, il appelle les principaux concernés à défendre leurs intérêts. Il relie cette démarche à la protection de leur carrière.
Dans ce contexte, l’hécatombe de blessés à Toulouse devient un symbole. Elle illustre les limites d’un calendrier jugé surchargé par plusieurs acteurs. Par ailleurs, elle met en lumière la fragilité des effectifs, même dans les plus grands clubs. Le message du manager toulousain résonne donc bien au-delà du seul déplacement à Pau.
À lire aussi | Lyon – Vannes: Les compositions
Pour résumer: Ugo Mola décrit une infirmerie pleine, un Stade Toulousain proche du forfait et appelle les joueurs à défendre leur santé, qu’il considère comme leur premier outil de travail.

