Le championnat de France Elite 1 change de dimension. Désormais rebaptisé « Axa Elite 1 », il bénéficie d’un partenariat de trois ans signé entre la Fédération française de rugby et l’assureur Axa. L’objectif affiché est clair : donner aux dix clubs du championnat les moyens de tendre vers le professionnalisme. Cette annonce survient dans le sillage de la Coupe du monde féminine, où les Bleues se sont hissées en demi-finale, confirmant l’engouement grandissant du public pour ce sport.
Un naming stratégique
Le contrat, dont le montant reste confidentiel, permettra d’injecter de nouvelles ressources financières. Le logo d’Axa apparaîtra sur la manche gauche des maillots. Plus qu’un simple changement de nom, il s’agit d’un levier pour structurer durablement les clubs. Florian Grill, président de la FFR, souligne que les budgets des formations oscillent actuellement entre 400 000 et 800 000 euros. Grâce à ce partenariat, l’ambition est de les hisser à 1,8 voire 2 millions d’euros, soit un niveau équivalent à certains clubs masculins de Fédérale 1.
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Vers plus de professionnalisation
À ce jour, seules une trentaine de joueuses, principalement issues du XV de France, disposent de contrats fédéraux compris entre 2 500 et 4 000 euros mensuels. Pour les autres, la rémunération se limite souvent à une prime de match de 150 à 200 euros. L’objectif annoncé est de professionnaliser ou semi-professionnaliser 300 à 400 joueuses dans les prochaines années. Comme l’a rappelé Ariane van Ghelue, vice-présidente en charge du développement du rugby féminin, ce partenariat constitue « le premier étage de la fusée ».
Un public en forte croissance
Le rugby féminin connaît une progression spectaculaire. La FFR a enregistré 52 000 licenciées la saison passée, contre 40 000 un an plus tôt, et les chiffres de ce début d’exercice indiquent une hausse de 35 %. L’ambition affichée est d’atteindre 100 000 licenciées d’ici 2028. Cette dynamique est portée par des audiences historiques, comme les 4,6 millions de téléspectateurs devant France-Irlande en quart de finale de Coupe du monde. « On est vraiment sur un point de bascule », a estimé Ariane van Ghelue.
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Un effet Coupe du monde
Le partenariat Axa Elite 1 illustre parfaitement la volonté de capitaliser sur le succès international. Pour Florian Grill, « le rugby féminin doit s’appuyer sur un socle solide ». L’accord prévoit que deux tiers des fonds soient redistribués directement aux clubs, avec une part fixe et une part variable conditionnée au respect d’un cahier des charges précis (structures médicales, infrastructures, double-projet). Le reste sera consacré à la médiatisation et à la visibilité du championnat, afin d’attirer un public toujours plus large et des sponsors complémentaires.
Un avenir prometteur
La saison d’Axa Elite 1 débutera le 11 octobre, avec pour ambition d’écrire une nouvelle page de l’histoire du rugby féminin français. Derrière ce naming se cache bien plus qu’un simple changement d’appellation : c’est une stratégie globale pour professionnaliser les joueuses, renforcer les clubs et séduire de nouveaux publics. Pour résumer, l’Axa Elite 1 marque un tournant historique et pourrait bien devenir le socle sur lequel s’appuiera le développement du rugby féminin en France dans les années à venir.
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