Gérard Fraser

Bayonne : Gerard Fraser évoque une intersaison stressante

Partager :

À Bayonne, Gerard Fraser vit une intersaison intense, marquée par stress et responsabilités accrues. Promu entraîneur principal en cours de dernier exercice, le technicien néo-zélandais s’apprête désormais à diriger sa première saison complète à la tête de l’Aviron Bayonnais, avec une préparation qu’il juge encourageante.

Un stage fondateur pour le groupe bayonnais

Pour lancer cette intersaison, Gerard Fraser insiste sur l’importance du stage organisé avant la reprise. Selon lui, ce rendez-vous ne s’est pas limité au travail physique ou tactique, mais a surtout servi à renforcer les liens internes.

Le manager bayonnais s’est confié ainsi via Midi Olympique:

« La meilleure chose que l’on ait pu faire, c’est de partir en stage. C’était essentiel pour passer pas mal de temps ensemble. Cela nous a permis de mieux nous connaître entre le staff et les joueurs. J’étais un peu stressé pendant l’intersaison, car je sais l’importance de ce qui arrive. J’ai très envie que la saison démarre. Nous sommes dans la troisième semaine d’entraînement et ça va. Ce n’est que la pré-saison, mais entre le rugby et tout ce qui touche à l’extra-rugby, nous sommes contents avec le staff. »

Ce stress assumé accompagne pourtant un sentiment de progression. Après plusieurs semaines de préparation, Gerard Fraser estime que le groupe avance dans la bonne direction et se dit impatient de lancer la saison.

À lire aussi | Castres : Lucas Martins, meilleur marqueur de Pro D2, arrive au club ?

Gerard Fraser face à la pression et à la nouvelle organisation

Cette intersaison est aussi marquée par la prise de conscience de la responsabilité qui pèse sur Gerard Fraser. Le manager rappelle le poids du club dans sa carrière et dans le rugby français.

Il explique:

« J’ai une grosse responsabilité ! Bayonne est un club qui a beaucoup d’importance dans le rugby français et pour moi aussi, personnellement. J’ai joué ici, j’ai démarré dans le Pays basque. J’ai eu la chance, grâce à Philippe (Tayeb) et Laurent (Travers), d’avoir cette responsabilité, je tiens à la remplir. »

Pour assumer ce rôle, Gerard Fraser s’appuie sur un staff largement renouvelé. Il souligne la richesse de profils comme Nick Abendanon, Andrea Moretti, Camille Lopez et Jean Monribot, tous dotés d’un solide passé de joueurs.

Il détaille:

À lire aussi | RC Toulon : Luka Keletaona s’appuie sur les Bleuets pour s’imposer

« Nous avons la chance d’avoir un staff composé de Nick Abendanon, Andrea Moretti, Camille Lopez et Jean Monribot, qui ont un grand passé de joueurs. Ils ont beaucoup de rugby dans le sang. C’est important qu’ils aient de la place dans le staff, qu’ils aient leurs responsabilités. »

Concrètement, Andrea Moretti prend en charge les avants et le jeu de conquête, épaulé par Jean Monribot. Camille Lopez voit ses responsabilités augmenter dans le jeu courant, tandis que Nick Abendanon se concentre sur le développement technique individuel, du jeu aérien au plaquage en passant par la manipulation du ballon et le nettoyage.

Sur ce point, Gerard Fraser insiste:

« Si on veut jouer le rugby que l’on souhaite, il faut que techniquement nous soyons au niveau. »

Un manager plus collectif, entre délégation et équilibre

Malgré cette redistribution des rôles, Gerard Fraser assure ne pas s’éloigner du terrain. Il revendique un positionnement recentré sur le collectif, tout en laissant davantage de responsabilités à ses adjoints.

Il précise:

À lire aussi | Top 14 : Thomas Ramos quitte Toulouse pour le Racing 92 en 2027

« Je reste proche du terrain, mais aujourd’hui, on bosse avec différents membres du staff, et moi, je garde l’aspect collectif. Les adjoints gèrent les petits ateliers. Nick et Camille vont prendre la responsabilité du jeu des trois-quarts, je leur laisse complètement ce secteur. »

Cette capacité à déléguer repose sur une confiance totale envers son staff. Gerard Fraser explique n’avoir aucun problème à se mettre en retrait pour laisser ses adjoints prendre le contrôle de certains secteurs.

La cohabitation avec Laurent Travers s’inscrit dans cette logique d’équilibre. Le manager bayonnais indique avoir la responsabilité du jeu et du terrain, tandis que Laurent Travers gère les autres choses dans la vie du groupe. Il insiste sur la transparence de leurs échanges et sur la nécessité que chacun se sente pleinement partie prenante du projet.

Pour résumer: cette intersaison stressante confirme la montée en puissance de Gerard Fraser, entre responsabilité accrue, staff réorganisé et volonté d’installer une structure claire pour accompagner l’Aviron Bayonnais vers la nouvelle saison.