Carcassonne Biarritz

Carcassonne Biarritz : l’USC frustré, le BO résilient

Ce Carcassonne Biarritz a tenu ses promesses de tension et de rebondissements. À Albert-Domec, l’USC a mené longtemps avant de concéder l’égalisation tardive du BO. À la pause, les Audois étaient devant (13–10). Au bout du suspense, Johnny McPhillips a manqué la pénalité de la gagne à 80’+4. Le score final reste figé à 23–23.

Carcassonne Biarritz : une entame structurée côté USC

Carcassonne lance le match au pied de McPhillips (3–0). L’ouvreur enchaine de loin (6–0), puis Biarritz réplique par un ballon porté. Clément Martinez aplatit et Dolhagaray transforme (6–7). Le duel s’équilibre, mais l’USC insiste en conquête. Sur une touche à cinq mètres, le maul avance. Le ballon ressort vite et Gaëtan Pichon feinte puis plonge au ras. McPhillips transforme (13–10). Les Basques peinent à sortir de leur camp. L’USC gagne la ligne d’avantage et garde le tempo. À la sirène, les défenses tiennent bon. Le vestiaire s’ouvre sur un court avantage local.

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Discipline, mêlée et occupation : l’USC creuse, le BO s’accroche

Dès la reprise, Dolhagaray égalise face aux perches (13–13). Carcassonne répond vite. Pénalité gagnée sur mêlée, McPhillips passe trois points (16–13). Ensuite, la dynamique tourne encore en faveur des Audois. Alternance courte-large, prises d’intervalle de Railevu et Barka, relais des avants. Théo Sauzaret conclut en puissance (21–13), transformation de McPhillips (23–13). Biarritz reste sous pression et frôle la rupture. Un carton jaune contre Sacco ajoute de la difficulté. Pourtant, le BO ne lâche pas.

Carcassonne Biarritz : le money-time bascule sur détails

Revenus à quinze, les Basques capitalisent sur la moindre faute. Dolhagaray réduit l’écart (23–16). Les visiteurs grattent du terrain, choisissent la touche et misent sur leur maul. Dans le money-time, l’alignement est précis. Le fond d’alignement est servi, la poussée se structure. Martinez signe son doublé (23–21) et Dolhagaray égalise dans la foulée (23–23). La fin est irrespirable. Carcassonne obtient une dernière munition. Le tee arrive tard, le chronomètre file. La pénalité lointaine de McPhillips fuit la cible. Le public retient son souffle, puis souffle : c’est le partage des points.

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Les clés : mauls, mêlée, gestion et regrets

Carcassonne a construit sur sa mêlée, ses mauls et une défense montante efficace. L’USC a su occuper, récupérer des pénalités et convertir des temps forts. Biarritz, bousculé, a trouvé des solutions simples. D’abord, la conquête en touche pour enclencher les mauls. Ensuite, l’adresse de Dolhagaray au pied. Enfin, l’abnégation d’un pack déterminé. Dans cette soirée, les cartons ont pesé, tout comme les lancers interceptés. Les Audois pourront regretter les touches non assurées et la pénalité finale ratée. Les Basques empocheront la fierté d’un nul arraché au caractère, malgré les secousses internes et une défense encore sous tension. Au tableau, 23–23 : un point qui compte pour chacun, et l’impression d’un championnat où chaque détail pèse lourd.

Pour résumer, Carcassonne a longtemps maîtrisé son sujet, Biarritz a tenu grâce à son maul et à la précision de son buteur. Deux essais pour Martinez, un pour Pichon et un pour Sauzaret. Les leaders de jeu ont répondu présents. La suite se jouera sur la constance et la discipline.

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