Thomas Ramos

Champions Cup – Thomas Ramos, a propos des Sharks :  » Le même jeu que celui de la sélection sud-africaine »

Thomas Ramos, arrière du Stade Toulousain, s’est longuement exprimé en conférence de presse sur la Coupe des champions et sur la manière dont son équipe aborde cette compétition. Il a détaillé le style de jeu attendu des Sharks de Durban et livré son regard sur la formule en vigueur, tout en rappelant son propre passé récent marqué par une blessure avant une demi-finale européenne.

Un adversaire dans le registre des Springboks

Interrogé sur l’adversité attendue face aux Sharks, Thomas Ramos a expliqué que cette équipe allait proposer « le même jeu que celui de la sélection sud-africaine, avec beaucoup de défi, beaucoup de physique, une grosse mêlée, une grosse conquête ». Il a insisté sur leurs qualités sous les ballons hauts et sur la présence de joueurs « capables de faire des coups ». Selon lui, « il n’y a pas grand-chose qui a changé chez eux par rapport à la saison dernière », ce qui permet au Stade Toulousain de savoir « où on va ». Il a également décrit une formation qui s’appuie sur la mêlée, les ballons portés et la pression au pied, notamment via les 50-22, pour s’installer dans le camp adverse et développer ensuite « du jeu à une passe, frontal, avec des joueurs très athlétiques ».

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Thomas Ramos et une Champions Cup au format particulier

Sur la phase de poules, Thomas Ramos a rappelé que « c’est une compétition assez particulière ». Il a cité l’exemple de la saison passée, où Toulouse avait terminé deuxième avec 19 points « sans perdre de match », derrière des premiers de poule qui comptaient « 12, 13 points ». Il a déclaré : « Je ne sais pas si c’est le bon système, mais en tout cas c’est l’actuel. Donc on est prévenu, on sait à quel point c’est important de marquer des points, notamment de marquer des essais dans cette compétition. » Il a souligné la difficulté de la poule, avec « des grosses équipes chez qui il va falloir aller se déplacer », et l’importance de « faire un gros match pour bien rentrer dans cette compétition » avant d’analyser ensuite le déplacement à Glasgow.

Une blessure passée et un regard sur la “vraie H-Cup”

Revenant sur la blessure qui l’avait privé de la demi-finale de Champions Cup perdue face à l’UBB, Thomas Ramos a assuré ne pas aborder cette édition avec un esprit de revanche : « Je n’ai pas de revanche par rapport à cette blessure-là, ce sont des choses qui arrivent. » Il a rappelé que « ce n’était pas une blessure très grave » et a mis en perspective sa situation avec celle d’un coéquipier blessé « pour beaucoup plus longtemps ». Il a expliqué avoir pu « évacuer ça » grâce à sa fin de saison en Top 14 conclue par un titre. Sur la compétition elle-même, il a confié : « La « vraie H-Cup » comme je l’ai connue enfant me faisait plus rêver. Te dire que cette Champions Cup ne me fait pas rêver, cela serait mentir parce que, forcément, on joue aussi pour gagner ce genre de compétition-là. » Il a toutefois pointé le fait que « des équipes la jouent, d’autres ne la jouent pas », certaines se permettant « de faire tourner » ou de « mettre des mecs en vacances », estimant que si l’on compte les clubs qui la jouent réellement, « avec tes deux mains tu en as largement assez ». Il a conclu en affirmant qu’« à Toulouse, en tout cas, on est motivé pour jouer cette compétition à fond ». Enfin, à propos de son retour dans le groupe, il a indiqué vouloir être « sobre et efficace pour apporter de la confiance à l’équipe », en référence à une transversale au pied marquante face aux Sharks en 2023.

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Pour résumer : Thomas Ramos insiste sur la spécificité de la Champions Cup, assume une blessure passée sans esprit de revanche et affirme la volonté de Toulouse de jouer la compétition à fond.

 

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