Claude Atcher est au cœur d’une enquête du Parquet national financier sur la vente de billets du Mondial 2023, centrée sur l’acquisition de 733 places par l’homme d’affaires Henri Mioch.
Une enquête du PNF sur la billetterie et 733 billets
Le PNF a rédigé une note de 134 pages récapitulant ses investigations sur l’organisation de la Coupe du monde 2023, ouvertes en octobre 2022 après un signalement de l’Inspection générale des finances.
Cette procédure vise notamment Claude Atcher, ancien directeur général du comité d’organisation, révoqué en octobre 2022 pour faute grave, une décision qu’il conteste.
Le volet central concerne l’achat de 733 billets par Henri Mioch, dirigeant de la société Harlequin’s, pour un montant d’environ 155 000 euros.
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Selon le PNF, cette opération aurait contrevenu aux conditions générales de vente, qui limitaient à six billets par personne, et n’aurait pas pu aboutir sans l’intervention de Claude Atcher.
Des écoutes téléphoniques et des témoignages internes décrivent Atcher comme un donneur d’ordres placé au début de la chaîne décisionnelle, ce qu’il réfute en affirmant ne pas avoir connu le volume exact de billets.
Henri Mioch a reconnu auprès des enquêteurs qu’il n’avait pas le droit de faire ça, tout en assurant ne pas vouloir faire de business avec ces places.
Claude Atcher: soupçons de favoritisme et flux financiers
Le PNF envisage de poursuivre Claude Atcher pour favoritisme, prise illégale d’intérêts, corruption passive et recel, tandis qu’Henri Mioch est visé pour corruption active et recel de prise illégale d’intérêts.
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Les investigations mettent en lumière des flux financiers entre les sociétés civiles immobilières de Claude Atcher et la société Harlequin’s de Mioch.
Les enquêteurs relèvent un bail d’habitation à Saint-Denis, des virements jugés insuffisamment justifiés et la prise en charge de dépenses privées, notamment des frais liés au mariage d’Atcher.
La location d’une villa appartenant au couple Atcher, à Générac, à un tarif considéré comme surévalué, renforce les soupçons d’éventuelles contreparties financières, contestées par les deux hommes.
Concernant ces flux, le PNF s’interroge sur la mention Loyer 1500+500 à Claude dans un tableau retrouvé dans la boîte mail de Mioch, ainsi que sur plusieurs virements au bénéfice de l’épouse d’Atcher.
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L’avocat de Claude Atcher affirme que son client rejette avec la plus grande fermeté l’intégralité des mises en cause formulées à son endroit.
Une affaire de billets, de pouvoir et de contreparties présumées
Les enquêteurs examinent aussi l’hypothèse d’une revente commerciale des billets, évoquée dans certains échanges internes mentionnant des marges importantes.
Henri Mioch soutient toutefois avoir voulu réserver ces places à des proches ou des clients, et non pour un projet lucratif structuré.
Les deux mis en cause, dont Claude Atcher, restent présumés innocents et pourront répondre point par point aux accusations avant une éventuelle décision de poursuites.
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Pour résumer: le PNF cible Claude Atcher dans une affaire de 733 billets du Mondial 2023, mêlant soupçons de favoritisme, flux financiers avec Henri Mioch et possibles contreparties, que les intéressés contestent fermement.

