International, Stefan BURIANA (Castres) sur sa participation à la tournée d’automne sous les couleurs de la Roumanie : «  Une fierté et une continuité. »

Né en Roumanie à Constanza il y a 22 ans, le jeune talonneur du Castres Olympique Stefan BURUIANA est revenu sur son parcours en club et la découverte du rugby international à l’occasion de l’émission « Côté ouvert » diffusée sur les antennes des radios RCF en Occitanie. Libéré par la sélection roumaine, Stefan BURUIANA sera remplaçant avec le Castres OLYMPIQUE à l’occasion du déplacement à LA Rochelle pour le compte de la 10e journée de Top14.

Stefan, pourrais tu te présenter et rappeler ton parcours avant d’arriver en Top14 avec le Castres Olympique et de participer à la tournée d’automne sous les couleurs de la Roumanie ?

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Dans un premier temps, je suis né en Roumanie où mon père jouait au rugby. Il a fait la coupe du monde 99 avec un moins de 20 ans. Suite à cela, il a eu l’opportunité d’aller jouer en France. Ça s’est plus ou moins bien passé pour lui en France parce que c’était les débuts du rugby pro et le début des agents. Malgré ça, il a réussi à nous faire venir en France , ma mère et moi, quand j’avais deux ans. J’ai ensuite commencé le rugby à Gourdon, dans le Lot. Je ne sais pas si ça parle pour certains, c’est un petit village, il y a 2500 habitants. Et donc là, j’ai joué jusqu’à mes 14 ans. Puis, le C.O. m’a recruté. Et en fait, depuis mes 14-15 ans, je suis au C.O et j’ai fait toute ma formation là-bas. C’est là, sur les dernières années, notamment l’année dernière. où je suis parti en prêt à Nevers, jouer en Pro D2, où en parallèle de ça, on s’est qualifié à la Coupe du Monde avec la Roumanie. Suite à cela, j’ai été prêté à Albi, et enfin le rapatriement au C.O, ce qui m’a permis enfin de jouer un match en Top14 contre Clermont à Clermont. Et maintenant, à 22 ans, je viens de disputer deux matchs contre le Canada et les Etats-Unis dans le cadre de la tournée d’automne.

Stefan BURUIANA, crédit photo https://castres-olympique.com/

Ça représente quoi pour toi le fait d’avoir le maillot national sur les épaules ?

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Dans un premier temps, c’est une fierté. Aussi, ça représente une continuité parce que mon père a joué quand il était plus jeune. C’était en moins de 20 ans, mais ça représente quand même une continuité. Lui l’a porté. Moi aussi, je l’ai porté. J’espère le porter aussi jusqu’à la Coupe du Monde. Il y a encore beaucoup de boulot. Il y a plein de choses à améliorer. Et c’est une fierté personnelle parce que c’est quelque part un accomplissement. Et voilà, c’est le fruit de beaucoup de travail.

Tu vis en France, tu joues dans les championnats français, comment switches-tu quand tu repars en Roumanie ?

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Quand j’arrive en Roumanie, bien sûr, il faut switcher. C’est un système de jeu différent. Il y a une connexion différente avec les joueurs. Et bien sûr, nous on se met la pression parce qu’on arrive d’un un autre championnat qui est, on peut le dire, plus relevé. Donc on veut faire une bonne impression. Et parfois, à vouloir trop bien faire, on fait mal. Il faut trouver le juste équilibre.

Ça bosse dure lors des regroupements en vue des échéances internationales ?

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J’ai le souvenir de la semaine de Souston avant qu’on parte aux États-Unis, avant la tournée d’été il y a deux ans. Cette prépa à Souston, c’était très très costaud. Franchement, c’était plus dur que la prépa en club français. Ça n’a duré qu’une semaine, bien sûr, mais on s’est envoyé comme des chiens. Et au-delà de ça, comme l’a rappelé David [GÉRARD], il y avait un côté humain, donc tu rigolais quand même. Ce n’était pas juste tu viens à l’entraînement et tu te tabasses, et après, tu rentres chez toi et c’est fini. On passait du temps ensemble. Tous les joueurs, on a appris à se connaître. Et puis voilà, on a quand même pris du plaisir.

As-tu le temps, de regarder les autres matchs internationaux de la tournée d’automne quand tu es toi-même en sélection et en tournée, où ton coach imposte-t-il une discipline de fer : 20 heures au lit, pas de télé, pas de réseau, pas de tablette, rien du tout ?

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En vrai, on n’a pas de couvre-feu, il n’y a pas de problème à ce niveau-là. Par contre, le seul souci, c’est qu’on a une heure de décalage en Roumanie. Nous, on joue une heure plus tard et au moment où on rentre à l’hôtel, on ne peut pas voir les autres rencontres en direct en direct, mais on regarde dans le replay le dimanche. Ça nous permet de suivre l’actualité du rugby.

Stefan BURUIANA avec le SC Albi en match de préparation (été 2025), crédit photo Pierre BRAS.

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