Réduit à quatorze après l’expulsion de Florian Verhaeghe, le MHR a laissé filer une rencontre qu’il semblait pourtant maîtriser face au Racing 92. Ce carton rouge, jugé sévère mais déterminant, a fait basculer le match. « On a pris un coup sur la tête sur ce carton rouge parce qu’on sentait vraiment qu’on était dans le match, qu’on pouvait le gagner », a reconnu Joan Caudullo, le manager héraultais, frustré par le scénario.
Quelques instants après ce tournant, Montpellier a encaissé deux essais coup sur coup (50ᵉ et 53ᵉ), ruinant ses espoirs de victoire. Le coach du MHR n’a pas cherché d’excuse : « Ça s’appelle une faute bête, malheureusement, qui nous coûte cher et qui existe », a-t-il soufflé, conscient du poids de cette action dans le résultat final.
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Si Caudullo regrette cette erreur, il a néanmoins tenu à relativiser : « Le rouge ? C’est plus dur pour nous parce qu’on ne sait pas dans quel état d’esprit sont nos joueurs, plus décontractés peut-être. » Une lucidité teintée d’amertume pour un manager qui sait que son équipe devra vite corriger ces détails pour ne plus laisser échapper des matchs à sa portée.

