L’Angleterre, ultime obstacle vers le Grand Chelem

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Les Françaises espèrent enfin mettre un terme à l’hégémonie de l’Angleterre samedi (17h45) à Bordeaux, devant une audience record, lors d’un Crunch décisif dans la quête du Tournoi des six nations, qui leur échappe depuis 2018.

Avec plus de 27.000 billets vendus, le record d’affluence pour un match de rugby féminin en France sera battu lors de cette rencontre à l’issue de laquelle le vainqueur remportera la compétition, Grand Chelem à la clé, et frappera un grand coup à dix-huit mois du Mondial-2025 en Angleterre.

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Sur le papier, les Red Roses, quintuples championnes sortantes et N.1 mondiales, semblent totalement hors de portée. Elles ont remporté leur douze derniers duels face aux Bleues et ont écrasé, tour à tour, l’Italie (48-0), le pays de Galles (46-10), l’Ecosse (46-0) et l’Irlande (88-10), s’offrant un boulevard pour réaliser leur sixième Grand Chelem d’affilée.

Elles ont surtout changé leur style de jeu depuis l’arrivée à leur tête du Néo-Zélandais John Mitchell, y insufflant un peu du rugby champagne propre à l’hémisphère Sud.

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« En 2022, lors de la +finale+ du Tournoi à Bayonne (défaite des Bleues 24-12, ndlr), elles nous avaient tué sur les mauls », rappelle l’ancienne deuxième ligne internationale Lenaïg Corson à l’AFP.

« Mais aujourd’hui, ajoute-t-elle, elles sont capables autant de faire des choses propres avec leurs avants, qui sont plus percutants et ont du soutien derrière, que de faire jouer leurs trois-quarts qui ne sont pas là pour rigoler ».

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Les Bleues, de leur côté, ont connu un Tournoi plus contrasté, avec des victoires laborieuses face à l’Irlande (38-17) et en Ecosse (15-5), avant de monter crescendo contre l’Italie (38-15) et au pays de Galles (40-0).

– Touche et discipline à surveiller –

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A l’image de leur match dimanche à Cardiff, où elles n’ont concédé aucun point, les coéquipières de Manae Feleu ont brillé durant cette édition par leur défense, qu’elles revendiquent comme une « identité », et leur efficacité en mêlée fermée (100%).

La reine des plaquages est d’ailleurs une Française: la troisième ligne Charlotte Escudero a réussi 98,3% des siens (59 sur 60), « meilleur ratio parmi les 60 joueuses ayant tenté au moins 30 plaquages » selon Opta.

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En revanche, en touche, les Bleues sont à la peine. Elle en ont perdues six lors de leur dernier match contre le pays de Galles et n’enregistrent que 71,9% de réussite de moyenne par rencontre (84% pour les Anglaises).

Mais l’équipe a pris le temps cette semaine de « s’ajuster » dans cet aspect du jeu, « tout en restant sereine, parce qu’en fait, on sait faire », a expliqué à l’AFP la deuxième ligne Madoussou Fall.

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Autre secteur qui peut poser problème face aux Red Roses: la discipline. Les Françaises ont pris trois cartons jaunes sur l’ensemble de la compétition, tous contre les Galloises, mais aucun carton rouge, à la différence des Anglaises qui en ont récolté deux.

« Parfois, quand on est trop dans l’engagement, on se fait pénaliser, estime l’ancienne deuxième ligne internationale Safi N’Diaye à l’AFP. Trois cartons face au pays de Galles, c’est beaucoup trop. Contre l’Angleterre, ce n’est pas possible. Déjà qu’à 15 contre 15 face à elles, c’est dur… ».

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Outre le lauréat du trophée, un autre enjeu se présente samedi entre l’Ecosse, en déplacement à Belfast contre l’Irlande, et l’Italie, qui va à Cardiff, pour décider de la troisième place, synonyme de participation au Mondial-2025.

© 2024 AFP

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