L’ex-rugbyman international et actuel maire de Gruissan (Aude, PRG), Didier Codorniou, a officialisé vendredi sa candidature à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR), dans une interview au quotidien régional L’Indépendant.
« Je suis dans une démarche de rassemblement, d’apaisement et je veux fédérer les hommes et les femmes qui ont envie de partager avec moi un projet », explique l’ancien joueur de 66 ans qui évoque « une fragilité » dans le rugby français, des « turbulences, parfois fortes, liées à quelques règlements de compte » avant et après la dernière Coupe du monde.
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C’est à l’occasion de cet évènement que l’ancien centre de Narbonne, également premier vice-président de la région Occitanie, dit s’être « aperçu qu’une candidature Didier Codorniou pourrait avoir du sens dans la mesure où j’ai la volonté de transmettre, d’assurer l’avenir de notre sport, de nous projeter et de nous protéger tout en gardant des racines solides ».
« Je veux aussi redonner le pouvoir à ceux qui font le rugby amateur: aux clubs », dit-il, soulignant les « tensions » qui existent dans ce secteur, avec des présidents qui « me disent tous qu’ils n’y arrivent pas ».
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Didier Codorniou affirme également ne pas se lancer « contre quelqu’un », en l’occurrence l’actuel président de la FFR, Florian Grill, ou être « instrumentalisé » par qui que ce soit, par exemple le prédécesseur de ce dernier, Bernard Laporte.
« Je revendique ma liberté, confie-t-il. Je revendique aussi mon attachement à des amis comme Serge Blanco, qui est consulté, tout comme Jean-Claude Skrela. Tous les deux ont été contre Bernard Laporte ».
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Depuis 2001, M. Codorniou est maire de la station balnéaire de Gruissan, dans l’Aude.
En 2004, Didier Codorniou devient conseiller régional du Languedoc-Roussillon, élu sur la liste du président de la région Georges Frêche.
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Proche de Carole Delga, présidente PS de la région, il était initialement encarté au sein de ce parti, avant d’en être exclu en 2010 pour avoir été candidat sur une liste dissidente de celle de l’organisation.
Il a rejoint en 2014 le Parti radical de gauche (PRG), influent dans le sud-ouest.
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© 2024 AFP
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