Louis Bielle-Biarrey -

Louis Bielle-Biarrey : les JO 2028 en rugby à 7 comme objectif

Le Graal olympique s’impose désormais comme un objectif majeur pour Louis Bielle-Biarrey. L’ailier du XV de France et de l’Union Bordeaux-Bègles a clairement coché les Jeux de Los Angeles 2028 dans sa feuille de route. Son contrat avec l’UBB court jusqu’en juillet 2027, mais les discussions pour une prolongation intègrent déjà cette dimension. L’idée serait de prévoir une libération pour rejoindre le projet France 7 en vue des JO. Cette perspective s’inscrit dans la continuité des expériences d’internationaux à XV passés par le rugby à 7, comme Antoine Dupont à Paris 2024.

Objectif JO 2028 pour Bielle-Biarrey

Interrogé par L’Équipe, Louis Bielle-Biarrey a confirmé son envie de participer aux Jeux. Il décrit les JO comme un sommet absolu dans une carrière sportive. Dans son esprit, cette ambition s’ajoute à son engagement actuel avec Bordeaux-Bègles. Cependant, elle pourrait aussi orienter la forme de son futur contrat. La possibilité d’être libéré pour préparer Los Angeles 2028 devient un enjeu central. Le club girondin serait prêt à envisager un accord spécifique autour de ce projet olympique.

Le Graal olympique prend une dimension particulière dans ses propos. Il insiste sur la magie des Jeux et sur leur portée universelle. Pour lui, cet événement dépasse largement le cadre du seul rugby. Il évoque le plaisir de découvrir d’autres disciplines et de suivre des champions français moins médiatisés. Les JO représentent à ses yeux un moment unique, où des histoires fortes émergent. Dans ce contexte, il se dit clairement volontaire si on le sollicite pour France 7.

L’appel des Jeux et du rugby à 7

À lire aussi | Perpignan : Marco Riccioni suspendu deux matches à la reprise

«C’est vraiment le Graal pour tout sportif. Si j’ai l’opportunité de les faire, ce sera avec grand plaisir. Surtout à Los Angeles (2028), ça donne envie sur le papier. Les Jeux Olympiques, c’est magique. Je les ai toujours regardés», confie-t-il.

Louis Bielle-Biarrey développe aussi sa vision des Jeux comme moment de sport par excellence. Il souligne l’exposition offerte à des disciplines et à des athlètes parfois moins connus. Selon lui, les JO mettent en lumière des parcours et des histoires marquantes. Cette dimension renforce encore l’attrait de ce rendez-vous planétaire. Son discours montre une véritable fascination pour cet univers olympique. Il se positionne clairement comme candidat pour intégrer le groupe France 7.

«C’est vraiment le moment de sport par excellence. On découvre certaines disciplines, on s’intéresse aux champions français que l’on ne voit pas pendant plusieurs années et qui vivent leurs moments aux JO. C’est fabuleux. Ça met en avant des sports et des athlètes parfois moins connus et des histoires magnifiques. Si on me sonde, je suis partant.»

Le Graal olympique de Bielle-Biarrey trouve un écho favorable du côté de France 7. Jérôme Daret, manager général de l’équipe masculine à 7, voit d’un bon œil cette envie. Il insiste sur les qualités du joueur pour ce format. Selon lui, Louis Bielle-Biarrey possède la vitesse, la caisse et le potentiel adaptés. Il rappelle aussi les exigences spécifiques du rugby à 7, notamment en défense et dans la répétition des efforts.

À lire aussi | Top 14 : Le Stade Toulousain voit son appel sur l’amende examiné fin juillet

«Louis est intelligent et il va très vite. Il a la caisse, le potentiel, pour ce jeu-là. En rugby à 7, le standard minimum c’est déjà la défense, la capacité à récupérer les ballons en l’air ou au sol et être capable d’enchaîner les tâches. Il faut avoir un gros moteur et une résilience. Louis est l’un des meilleurs joueurs du monde en ce moment. Il n’y a pas de débat sur sa capacité à y rentrer. Après, il faudra travailler le sujet, c’est tout. Ça ne se fait pas en claquant des doigts.»

Un projet encadré et une porte ouverte vers Le Graal

Jérôme Daret rappelle aussi le précédent Antoine Dupont, déjà passé par France 7 pour Paris 2024. Il estime que les exigences du Top 14 et celles du rugby à 7 ne sont pas si éloignées. Toutefois, il insiste sur la préparation nécessaire pour tenir le rythme d’un week-end de tournoi. Pour l’instant, rien n’a été discuté concrètement avec Bielle-Biarrey. Le staff de France 7 se concentre sur les joueurs déjà présents, considérés comme le socle pour 2028.

«Mais entre l’exigence du Top 14 et ce qui se passe dans notre univers, on n’est pas si éloignés comme on l’a vu avec Antoine (Dupont) quand il est venu chez nous (pour les JO de 2024). Évidemment ça se prépare car les temps de jeu effectifs sont supérieurs avec des répétitions d’efforts très importantes sur un week-end entier. Pour Louis, rien n’a encore été discuté concrètement. On écoute et on observe avec Benoît Baby (l’entraîneur-sélectionneur de France 7). On travaille avec les joueurs qui sont déjà là – ils sont le socle de la réussite pour 2028 – et on en suit d’autres.»

Le Graal olympique s’inscrit aussi dans une dynamique plus large pour le rugby français. Jérôme Daret évoque un avant et un après Antoine Dupont, ainsi qu’un avant et un après titre olympique. Pour lui, il n’existe pas de compétition plus prestigieuse que les JO. Il décrit cet événement comme une ouverture sur le monde, suivie par la planète entière. Dans ce cadre, la porte reste ouverte pour les joueurs de Top 14, dont Louis Bielle-Biarrey.

À lire aussi | Stade Rochelais : le directeur sportif Robert Mohr quitte le club

«Il y a eu un avant et un après Antoine ainsi qu’un avant et après titre olympique. Il n’y a pas de compétition plus prestigieuse que les JO. Ce n’est pas qu’un résultat. C’est d’abord une ouverture sur le monde et un événement qui intéresse la planète entière. La porte est ouverte de manière stratégique pour tous ceux qui, comme Louis, appartiennent au rugby français et qui évoluent en Top 14. Ça se construira de manière très holistique.»

Pour résumer: pour Louis Bielle-Biarrey, Le Graal passe par une participation aux JO 2028 en rugby à 7, et toutes les parties concernées observent désormais comment ce projet pourra se construire concrètement.

Partager :