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Sam Whitelock, de la ferme familiale au panthéon des All Blacks

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Une 148e sélection record: le deuxième ligne Sam Whitelock va égaler, vendredi contre la Namibie, la légende Richie McCaw, un aboutissement pour ce fils de fermiers et petit-fils de All Black, avant les retrouvailles avec son frère Luke à Pau après le Mondial.

Double champion du monde, titulaire lors des finales de 2011 et 2015, Samuel, de son nom complet, peut même devenir, à 34 ans, le premier homme de son sport à remporter trois fois la Coupe du monde pour ses dernières semaines sous le maillot à la fougère si son équipe va au bout le 28 octobre.

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« J’ai joué aux côtés de personnes et de joueurs extraordinaires qui ont réalisé des choses incroyables », a seulement consenti à dire, en conférence de presse la semaine passée, le massif avant (2,02 m, 117 kg) qui a conquis le monde aux côtés justement de Richie McCaw mais aussi Kieran Read, Conrad Smith, Ma’a Nonu ou encore Dan Carter. Quelques-uns des plus grands noms de la planète ovale.

« Je ne peux pas dire que j’ai tellement pensé au fait que c’était mon dernier Mondial », assure le N.5, troisième d’une fratrie de quatre frères, tous joueurs professionnels de rugby.

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« C’est seulement en passant un moment au calme, à la maison ou en famille, qu’on s’assoit et qu’on prend conscience que ce qu’on a réalisé collectivement et individuellement était incroyable. Mais ce moment n’est pas encore venu. »

– Grand-père international –

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Ce moment où assis sur son tracteur, sillonnant les 800 hectares de sa ferme posée dans les décors de Hawke’s Bay, il surveillera ses vaches et moutons, une fois ses crampons raccrochés. Pas avant près de deux ans puisqu’il s’est engagé pour autant de saisons avec Pau, en Top 14.

« Quand on pense à l’histoire des All Blacks et à la difficulté d’intégrer cette équipe, c’est très, très impressionnant », estime auprès de l’AFP Luke (32 ans, 7 sél.), troisième ligne de la Section paloise, benjamin de cette grande famille de rugbymen.

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Leur grand-père maternel, Nelson Dalzell a comptabilisé plusieurs sélections avec le maillot à la fougère dans les années 1950.

La légende veut que ce vétéran de la Deuxième guerre mondiale et acteur de la bataille de Guadalcanal dans le Pacifique, blessé à une jambe par un éclat, ait joué ensuite avec un morceau de bois strappé sur son membre meurtri « pour le protéger », a expliqué Sam Whitelock en 2017.

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Le double champion du monde n’a pourtant pas immédiatement marché dans les pas de la figure familiale. Basketteur doué, il jouait « big man » (intérieur) détaille Luke, participant même à des rassemblements avec les sélections de jeunes néo-zélandais, avant d’opter pour le rugby. Comme ses grands frères George (37 ans) et Adam (36 ans).

– « Deux rôtis pour les nourrir » –

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George Whitelock compte lui aussi une « cap » avec les Blacks. Le quatuor s’est même retrouvé au complet à disputer des matches pour la franchise des Crusaders en Super Rugby.

« Oh, ils mangeaient beaucoup. Il fallait deux rôtis pour tous les nourrir, principalement du mouton (…). Des patates, des légumes et une salade de fruits avec de la glace presque tous les soirs », racontait leur mère Caroline Whitelock en 2013 au New Zeland Herald, décrivant l’enfance de sa marmaille dans leur ferme de Linton au centre de l’île septentrionale du pays.

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« Tout était une compétition, se souvient Luke. C’était à celui qui pouvait courir jusqu’au coin et revenir le plus vite, celui qui pouvait faire le plus de tractions, celui qui gagnait au rugby dans le jardin… Beaucoup de pleurs, de bagarres mais au bout du compte, de bons moments et de souvenirs. »

Depuis Luke et Samuel Whitelock ont partagé un match ensemble sous le maillot à la fougère, en 2017, au pays de Galles. « Ce match était vraiment spécial car Samuel était capitaine et c’était mon retour après une longue période sans sélection, décrit Luke. C’est bien de le retrouver à Pau, avec un peu de chance, on pourra jouer quelques matches de plus ensemble. »

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© 2023 AFP

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