Aurillac Oyonnax a tenu toutes ses promesses à Jean-Alric. Battus lourdement à Nevers la semaine passée, les Cantaliens ont répondu par une prestation dense et disciplinée. Ils dominent Oyonnax 22–20, grâce à une mêlée conquérante et au pied chirurgical de Tedo Abzhandadze. En face, les Oyomen ont longtemps espéré. Ils repartent toutefois avec le seul bonus défensif.
Aurillac Oyonnax : une entame renversante
Le coup d’envoi est oyonnaxien mais la première alerte est rouge et bleu. Abzhandadze règle la mire dès la 7e minute (3–0). La riposte arrive aussitôt. Sur un offload inspiré de Lucas Mensa, Maëlan Rabut file en coin et Justin Bouraux transforme (3–7, 10e). Aurillac ne tremble pas. Sa mêlée prend l’ascendant et offre une nouvelle pénalité au buteur géorgien (6–7, 13e). Puis vient le premier coup d’éclat : passe sautée d’Abzhandadze pour Tim De Jong, qui aplatit après plusieurs charges au près (13–7, 19e). Oyonnax répond au pied de Bouraux (13–10, 27e), mais la fermeture cantalienne insiste. Juste avant la pause, Abzhandadze signe un 5/5 et donne six longueurs d’avance aux siens (16–10, 37e). Mi-temps méritée.
À lire aussi | Aurillac – Mont-de-Marsan: Les compositions
La mêlée d’Aurillac en patron
Au retour des vestiaires, le scénario ne change pas. Pénalité gagnée en mêlée, et le Géorgien ajoute trois points (19–10, 46e). La domination des rouges et bleus s’appuie sur une conquête précise et une grosse présence dans les rucks. En face, Oyonnax cherche l’air. Zack Holmes tente de déplacer le jeu au pied. Les visiteurs restent pourtant sanctionnés et peinent à installer leurs lancements.
Le réveil d’Oyonnax relance tout
Le match bascule à l’heure de jeu. Antoine Miquel perce plein champ et offre sur un plateau l’essai à Lobzhanidze (19–15, 63e). Bouraux transforme (19–17). Le doute s’installe. Aurillac concède du terrain mais garde la tête froide. À la 68e, Abzhandadze punit encore l’indiscipline adverse (22–17). Puis, sur un plaquage haut cantalien, Bouraux ramène l’USO à deux points (22–20, 71e). La fin est irrespirable.
À lire aussi | Oyonnax – Nevers: Les compositions
Un money-time sous pression
Les dernières minutes offrent un vrai bras de fer. Bouraux signe un grattage salvateur à trois mètres de sa ligne. Aurillac répond par un contre-ruck gagnant et se donne de l’air en touche. Oyonnax croit tenir la balle de match, mais un en-avant de Lobzhanidze brise l’offensive (79e). Dans les arrêts de jeu, Abzhandadze a la munition du K-O. Sa tentative s’échappe, mais le chrono travaille pour les Cantaliens. Le rideau tombe : 22–20, Jean-Alric peut souffler.
Ce qu’il faut retenir
D’abord, la maîtrise aurillacoise en mêlée fermée. Elle a offert des pénalités clés et du territoire. Ensuite, la précision au pied d’Abzhandadze, parfait jusqu’à la 72e (6 pénalités réussies avant son seul échec), décisif dans la gestion. Enfin, la capacité d’Oyonnax à revenir dans le match grâce à ses cadres et à l’entrée de son banc, avec un essai construit dans l’axe et une défense valeureuse en fin de partie. Cependant, les Aindinois ont payé cher l’indiscipline et les touches perdues dans le camp adverse.
À lire aussi | Aurillac – Mont-de-Marsan: Analyse des statistiques et pronostics
Au classement, ce succès pèse. Aurillac se relance et se rapproche des places qui comptent. Oyonnax prend un point et des enseignements. La bataille de l’hiver approche. Et cette rencontre, tendue mais propre, a rappelé une vérité simple : à Jean-Alric, rien ne s’obtient sans précision ni caractère.

