Biarritz Agen : un début chahuté, puis le déclic basque
Sous un vent soutenu et une pluie tenace, Biarritz Agen a basculé en faveur du BO après une entame subie. Agen frappe d’abord via Matakaiongo, sorti plein axe de mêlée pour aplatir (0–7, 7e). Pourtant, les Basques répliquent vite au pied. De très loin, Laborde ajuste deux pénalités — dont une depuis 60 mètres — qui relancent le tableau d’affichage (6–7, 13e). La pression territoriale monte, les ballons portés s’installent, et la ligne biarrote sonne juste. Lesgourgues écarte, Acebes conclut en coin (11–7, 20e). Peu après, Dolhagaray bonifie (13–7), puis Bonneval casse l’intervalle pour le deuxième essai (21–7, 36e). Avant la pause, l’exclusion de Madigan sur plaquage haut (27e) scelle un premier tournant. À la mi-temps, le BO mène 23–7.
Discipline, conquête et gestion : la méthode du BO
Le retour des vestiaires repart fort côté Lot-et-Garonne. Willis puis Dayral grignotent au pied (23–16, 57e). Néanmoins, les Basques tiennent leur cadre : mêlée sous contrôle, touche retrouvée et pression aérienne. Laborde signe même un second 50:22 décisif qui ramène le jeu près de l’en-but. Dans l’effort, Morgan échoue d’un rien, mais El Fakir conclut en puissance (28–16, 60e). Malgré un carton jaune temporaire contre Fa’asalele, les locaux resserrent la vis dans les 22, gagnent du temps et soignent les sorties de camp. Face à une lignée de touches agenaise fébrile, la défense biarrote reste compacte et récupère des munitions clés.
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Biarritz Agen : bonus offensif au bout du maul
La fin de match vire à l’épreuve de force. Le BO enchaîne mauls et pénaltouches, pèse au sol et force un nouvel avertissement en mêlée (Pirlet, 69e). La séquence suivante est clinique : prise propre, maul structuré, accélération et Ouldji aplatit pour l’essai du bonus offensif (33–16, 72e). Dolhagaray manque la transformation, mais l’essentiel est acquis. En face, Agen insiste, change sa charnière, cherche la largeur, puis l’axe. Cependant, les Basques gagnent les collisions dans la zone rouge et renvoient l’adversaire au pied. Les dernières touches agenaises sont encore contestées ; le rideau blanc et rouge ne craquera plus.
Ce que dit le score : efficacité basque, regrets agenais
Au-delà du 33–16, l’écart s’explique. D’abord par la précision de Biarritz dans les zones clés : deux pénalités lointaines qui ont calmé le temps fort initial, puis trois essais construits (Acebes, Bonneval, El Fakir) et un maul victorieux pour Ouldji. Ensuite par la gestion : 50:22, occupation, et pragmatisme sous météo capricieuse. Enfin par la discipline relative : si le BO a été pénalisé en mêlée par séquences, il a mieux négocié les temps faibles. À l’inverse, Agen a alterné coups d’éclat — l’essai précoce de Matakaiongo, l’activité de Tolot — et fautes coûteuses : carton rouge à la 27e, touches perdues, opportunités gâchées. Résultat, le podium s’éloigne un peu pour les visiteurs, tandis que Biarritz prolonge sa série et se rapproche du top 6 avec un succès plein de maîtrise.
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Pour résumer, le BO a construit sa victoire face à Biarritz Agen sur l’occupation, la puissance au près et une défense opportuniste, validant un bonus offensif majeur dans la course.

