Le Stade Français a frappé un grand coup samedi après-midi en s’imposant sur la pelouse de Bordeaux-Bègles (33-28). Une victoire attendue, après plusieurs déplacements où les Parisiens repartaient surtout avec des bonus défensifs. À l’arrivée, Romain Briatte a savouré un succès qu’il juge fondateur, acquis face à « une grosse équipe du championnat ».
Le troisième-ligne a d’abord insisté sur la progression récente du groupe loin de ses bases. « Ça fait pas mal de temps qu’on était proches à l’extérieur. On récupérait des bonus défensifs, mais ça faisait un moment qu’on avait besoin d’un match référence avec victoire », a-t-il expliqué, avant de conclure : « C’est chose faite ! »
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Selon Briatte, la clé s’est jouée dans l’état d’esprit collectif. « Ce qui est allé en notre faveur, c’est notre solidarité, notre connexion », a-t-il insisté. Face à une équipe aussi armée que l’UBB, le Stade Français devait rester lucide et soudé. « On connaît cette équipe, et avec de tels joueurs, il faut rester connectés 80 minutes », a-t-il rappelé.
Cette connexion, Briatte la voit aussi comme le fruit du travail quotidien et de l’investissement de chacun. « On a fait les efforts entre nous, on a été au-dessus, on n’a rien lâché jusqu’au bout », a-t-il glissé, en soulignant l’importance de tenir le fil du match sans se désunir.
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Le Parisien a également mis en avant l’apport de la Coupe d’Europe, qui a permis de faire tourner. « Le Challenge Européen nous a permis d’avoir pas mal de rotation dans l’équipe, d’intégrer des joueurs qui ont moins de temps de jeu, de l’émulation sur les semaines d’entraînement et de reposer des joueurs qui avaient eu pas mal de temps de jeu », a-t-il détaillé. Une gestion qui, selon lui, a pesé dans les jambes et dans la fraîcheur samedi.
Enfin, Briatte a conclu sur la force du groupe et la dynamique interne. « On a un groupe hyper soudé cette année, avec 40 à 45 joueurs concernés. Les semaines sont très studieuses, on travaille dur. On est tous alignés, chacun dans son rôle, toujours au service du collectif », a-t-il résumé, comme une ligne directrice pour la suite.
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