Stade Toulousain

Stade Toulousain : une concurrence féroce à Gérone

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Le Stade Toulousain a posé ses valises à Gérone, sur la Costa Brava, pour un stage d’une semaine sous une chaleur écrasante. La deuxième journée de travail s’est déroulée avec plus de trente degrés et un vent chaud qui a mis les organismes à rude épreuve. Les champions de France ont emmené environ quarante joueurs pour ce déplacement, avec une organisation déjà millimétrée. Dès demain, l’effectif sera toutefois réduit par le départ des spécialistes du rugby à 7, emmenés par Célian Pouzelgues, attendus à Biarritz pour le Super Sevens.

Une troisième vague d’internationaux pour le stage en Espagne

Tout l’effectif toulousain a désormais repris, avec l’arrivée de la troisième vague d’internationaux qui avaient disputé des tests estivaux après la finale du Top 14. Romain Ntamack, Paul Graou, Peato Mauvaka, Alexandre Roumat et Emmanuel Meafou ont rejoint le groupe à Gérone, tout comme l’Anglais Jack Willis. La nouvelle recrue Tommaso Menoncello, international italien, est également de la partie pour ce stage de reprise. Tous les joueurs présents en Espagne sont éligibles pour la feuille de match du rendez-vous amical face à Bayonne, internationaux compris, ce qui offre de nombreuses options au staff.

Le Stade Toulousain doit cependant composer avec plusieurs absences, notamment en troisième ligne où les blessés sont les plus nombreux. Le champion de France est privé de Léo Banos, touché en fin de saison dernière, ainsi que de Mathis Castro-Ferreira, lui aussi blessé de longue durée, et de Théo Ntamack. En première ligne, Malachi Hawkes, revenu de son prêt à Provence Rugby, est également indisponible. À ces forfaits s’ajoute la situation des Argentins Efrain Elias et Tomas Rapetti, retenus avec leur sélection pour préparer les tests contre l’Australie.

Stade Toulousain : Anthony Jelonch au centre des enjeux

Anthony Jelonch participe au stage en Espagne après avoir travaillé au centre de rééducation de Capbreton la semaine précédente. Le troisième ligne n’avait pas pris part à la préparation physique à Ernest-Wallon et vit en Catalogne une simple reprise de contact avec le groupe. Le Gersois ne s’entraîne pas encore collectivement et sera trop juste pour la reprise du championnat, ce qui prolonge son attente. Sa situation est d’autant plus scrutée qu’il entre dans sa dernière année de contrat et qu’il a été régulièrement freiné par les blessures depuis son arrivée à Toulouse en 2022.

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Dans un contexte de baisse du salary-cap, le Stade Toulousain devra effectuer des choix forts dans les prochains mois. Plusieurs historiques arrivent en fin de contrat et devront se montrer à leur avantage pour convaincre la direction sportive. Pour Jelonch, l’enjeu sera de retrouver un niveau de jeu élevé afin de conforter sa place dans le quinze de départ. La concurrence interne reste forte en troisième ligne, avec des joueurs comme Léo Banos, Théo Ntamack ou Mathis Castro-Ferreira qui auront à cœur de le déloger lorsqu’ils seront de retour.

Une concurrence généralisée et des statuts à confirmer

Au-delà du cas Jelonch, d’autres internationaux du Stade Toulousain jouent gros cette saison. En troisième ligne, la situation de François Cros sera particulièrement suivie, lui qui est libre en juin 2027 et dans le viseur du LOU. L’international français sort d’un exercice perturbé par une blessure au genou, avec une fin de saison 2025 moins aboutie, et pourrait se voir proposer une prolongation à des conditions revues à la baisse. Ses performances seront donc observées de près, d’autant que Léo Banos, au profil similaire, ne cesse de monter en puissance.

Devant, Georges-Henri Colombe doit lui aussi s’affirmer après une première saison marquée par des pépins physiques. Recruté en provenance de La Rochelle, le pilier droit n’a pas encore convaincu et reste derrière Dorian Aldegheri et Joel Merkler dans la hiérarchie. Alors qu’Aldegheri devrait prendre sa retraite en juin prochain et que le club souhaiterait se renforcer à ce poste, Colombe a tout intérêt à se montrer pour prétendre à une place de titulaire. La densité est tout aussi impressionnante derrière, où l’arrivée de Tommaso Menoncello au centre a rebattu les cartes.

Avec Menoncello, Santiago Chocobares, Kalvin Gourgues et Pierre-Louis Barassi, le Stade Toulousain dispose d’un réservoir exceptionnel au milieu du terrain. Cette concurrence a déjà poussé Paul Costes à rejoindre le Racing 92 pour trouver plus de temps de jeu. Pour Barassi, souvent éloigné des terrains en raison de commotions à répétition, les prochains mois seront décisifs. Il devra se battre pour conserver sa place, alors que Chocobares répond présent et que Gourgues gagne en épaisseur, dans un contexte où se profile une Coupe du monde à venir.

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Le stage en Espagne n’est pas exempt de petits pépins, comme l’a montré la séance du jour. Valentin Delpy a dû écourter l’entraînement, probablement touché à l’acromio, et doit passer des examens complémentaires. Malgré ces aléas, le groupe toulousain avance avec un effectif presque au complet et une concurrence exacerbée à tous les postes. Entre retour progressif des blessés, intégration des internationaux et gestion des fins de contrat, la saison qui s’ouvre s’annonce particulièrement structurante pour l’effectif rouge et noir.

Pour résumer: le Stade Toulousain profite de son stage à Gérone pour relancer ses internationaux, tout en gérant les blessures et une concurrence accrue, avec un Anthony Jelonch qui joue gros dans la perspective de sa dernière année de contrat.