Nino Ferrer résonne en tribunes tandis que Montpellier retrouve la finale du Top 14. Au Stade de France, le MHR défiera Toulouse le samedi 27 juin pour le Bouclier de Brennus. Quatre ans après son sacre face à Castres, le club héraultais vise un nouveau titre. Cette qualification arrive seulement deux ans après un barrage qui aurait pu l’envoyer en Pro D2.
Montpellier domine le Stade Français et file au Stade de France
Solide dauphin de Toulouse en phase régulière, Montpellier a confirmé son statut. Au Vélodrome, dans une ambiance bouillante, le MHR a battu le Stade Français 25-15. Les Héraultais ont pris le dessus face à une équipe parisienne pourtant solide cette saison.
Les deux formations présentaient des profils proches. Meilleures mêlées du championnat, elles affichaient aussi des défenses très fiables. Montpellier possédait la meilleure défense avec 22,58 points encaissés en moyenne, contre 25,54 pour Paris. Les fondamentaux semblaient donc équilibrés.
Offensivement, les similitudes étaient aussi marquées. Le début de match l’a illustré avec trois essais en cinq minutes. L’arrière australien Tom Banks a d’abord accéléré pour inscrire le premier essai montpelliérain. Le Stade Français a répondu immédiatement avec deux réalisations.
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Le demi de mêlée Tawera Kerr-Barlow a d’abord conclu une action parfaitement lancée en touche. Deux minutes plus tard, l’ailier Peniasi Dakuwaqa a marqué après un coup de pied rasant de Jeremy Ward. Paris a alors pris les devants 10-15, porté par son efficacité.
Nino Ferrer: le Sud en musique pour un MHR conquérant
On dirait le Sud , chantait Nino Ferrer, et le décor s’y prêtait. Toulouse et Montpellier, deux clubs du Sud, se disputeront le Bouclier au Stade de France. Cette affiche conclura une saison déjà marquée par un titre européen pour le MHR en Challenge Cup.
Face au Stade Français, Montpellier s’est appuyé sur sa mêlée et sa discipline. Miotti a profité des fautes parisiennes pour donner l’avantage à la pause. Le carton jaune contre Paul Alo-Emile pour un déblayage dangereux a pesé lourd.
Au retour des vestiaires, deux nouvelles pénalités ont sanctionné Paris. Le match est ensuite devenu plus brouillon, avec des maladresses et un essai refusé à Joe Marchant. Les Parisiens réclamaient une mêlée à cinq mètres, mais l’arbitre a sifflé un renvoi d’en-but.
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Un Stade Français asphyxié, Montpellier à son vrai niveau
Le Stade Français a été dominé dans tous les secteurs. Cinq ballons perdus en touche, cinq pénalités en mêlée et treize fautes au total ont freiné ses ambitions. Les statistiques offensives ont aussi tourné en faveur de Montpellier, plus entreprenant.
Paris a couru 84 fois contre 141 pour le MHR et gagné 292 mètres contre 470. Défensivement, les Parisiens ont dû plaquer 175 fois, contre 107 pour leurs adversaires. Ils ont subi sans rompre totalement, restant au contact jusqu’aux dix dernières minutes.
L’entraîneur des avants parisiens Perry Freshwater a reconnu la domination montpelliéraine. Il a expliqué:
« Nous avons eu des difficultés en touche, nous avons beaucoup été pénalisés en mêlée, où l’absence de Giorgi Melikidze nous a posé des soucis, nous avons été dominés, ce qui nous a empêchés d’avoir le ballon »
. Il a aussi regretté de ne pas avoir pu déplacer davantage le ballon.
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Montpellier, moins brillant offensivement en fin de match, s’est reposé sur une mêlée surpuissante. À dix minutes du terme, Léo Coly a ajouté trois points pour creuser un écart décisif de dix unités. Le MHR rejoint ainsi Toulouse et confirme son retour au premier plan.
Pour résumer: porté par une mêlée dominante et une défense solide, Montpellier retrouvera la finale au Stade de France, pendant que l’écho de Nino Ferrer accompagne ce retour au sommet.

