Jean Bouilhou a tenu un discours mesuré après la victoire de Toulouse contre Montpellier (45-29). Malgré le score, l’entraîneur des avants a insisté sur les limites affichées par son équipe. Pour lui, ce succès reste une alerte avant le huitième de finale de Coupe des champions contre Bristol.
Une victoire toulousaine, mais beaucoup de frustration
Jean Bouilhou a reconnu que la soirée laissait un goût mitigé. Il a parlé de pas mal de frustration au regard du contenu du match. Toulouse s’impose, mais Montpellier n’est pas passé loin d’un retour.
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Selon Jean Bouilhou, son équipe a parfois donné le bâton pour se faire battre. Il pointe un manque de précision et de maîtrise, notamment sur les renvois adverses. À chaque point marqué, Toulouse encaissait rapidement derrière.
Le technicien a aussi regretté un manque d’énergie ballon en main. Il souligne la solidité défensive de Montpellier et estime que Toulouse n’a pas assez appuyé. Ce déficit d’intensité a également été visible sur les renvois, avec un manque de connexion collective.
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Léo Banos va dans le même sens. Le troisième-ligne explique que le contenu est à revoir malgré la victoire. Il juge la prestation pas complètement satisfaisante, avec trop de points concédés et un sentiment d’être en dedans.
Jean Bouilhou: une piqûre de rappel avant Bristol
Jean Bouilhou a relevé un signe inquiétant dès l’échauffement. Il confie qu’on ne sentait pas une énergie de fou. Pour provoquer une réaction rapide, le staff a procédé à deux changements dès la demi-heure de jeu.
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Les entrées de Willis et Aldegheri à la place de Brennan et Merkler illustrent cette volonté de réveiller le groupe. Pour Jean Bouilhou, cette rencontre constitue une bonne piqûre de rappel, heureusement sans conséquence puisqu’on gagne le match.
Il estime toutefois que si Montpellier y avait cru davantage, Toulouse aurait pu être encore plus en difficulté. Il liste plusieurs points à corriger: plaquages manqués, essai encaissé sur ballon porté, et travail défensif global.
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Pour Jean Bouilhou, l’état d’esprit d’une équipe, c’est sa défense, notamment sur les ballons portés. Il insiste donc sur ce secteur avant les prochaines échéances européennes.
Le contexte physique a aussi pesé. Emmanuel Meafou n’a pas joué en raison d’une gêne à une cuisse. Jean Bouilhou explique que le staff n’a pas voulu prendre de risques, en espérant que ce ne soit pas trop grave.
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Il évoque également une alerte à l’épaule pour Jack et un problème musculaire en début de semaine pour Julien Marchand. Selon lui, Toulouse doit apprendre à gérer les uns et les autres dans cette période chargée.
Montpellier fier mais frustré, Toulouse averti
En face, Montpellier repart sans point mais avec des motifs de satisfaction. Son manager, Joan Caudullo, se dit fier de son groupe, présenté comme une équipe remaniée.
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Il estime que cette équipe B a réalisé un bon match à Toulouse. Certains joueurs ont marqué des points et devraient continuer à jouer, ce qui va créer de l’émulation dans le groupe.
Caudullo regrette toutefois le manque de précision, surtout en première période. Il rappelle que pour battre Toulouse, il faut un petit Toulouse et un Montpellier à très haut niveau. Là, la précision dans les sorties de camp et le réalisme proche de la ligne ont fait défaut.
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Arthur Vincent partage cette frustration. Le capitaine montpelliérain souligne que son équipe s’est fait punir à chaque ballon perdu. Il retient cependant le fait d’avoir privé Toulouse du bonus offensif et l’état d’esprit d’un groupe qui n’a rien lâché.
Pour résumer: Jean Bouilhou savoure la victoire mais insiste sur une prestation à relativiser, entre manque d’énergie, défense perfectible et gestion des organismes avant Bristol.
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