Jiuta Wainiqolo représente pour Mickaël Guillard une menace majeure que le troisième-ligne du XV de France veut contenir sans renier son admiration. Le rendez-vous face aux Fidji prend pour lui une dimension particulière avec ces retrouvailles. Dans ce contexte, il insiste sur la nécessité de garder les pieds sur terre. Il rappelle aussi que rien ne reste acquis en sélection nationale.
Guillard, une remise en question pour mieux s’imposer avec les Bleus
Dans son discours, Mickaël Guillard revient d’abord sur son propre parcours récent.
« Elle est arrivée au bon moment. Rien n’est acquis en équipe de France. Le maillot n’appartient à personne »
, a déclaré Mickaël Guillard. Il explique que cette piqûre de rappel l’a obligé à se remettre en question. Ensuite, il souligne que cette étape l’a aidé à grandir et à mieux lancer sa saison.
Par la suite, le troisième-ligne détaille le travail réalisé pour retrouver son meilleur niveau.
À lire aussi | XV de France : Fabien Galthié alerte sur 20 blessés mais reste ambitieux
« J’ai bossé physiquement et je me sens très bien »
, confie Mickaël Guillard. Il insiste sur sa capacité à enchaîner les rencontres en Top 14. Ainsi, il met en avant ses six matchs sur sept disputés intégralement, un volume rare pour lui auparavant.
Guillard décrit aussi son rôle dans le système tricolore, qu’il juge très collectif.
« On n’a pas de rôle particulier, non. On ne dit pas : “Il faut me passer la balle tout le temps” »
, explique Mickaël Guillard. Selon lui, le cadre de jeu permet de valoriser n’importe quel numéro. De plus, il rappelle que tous les joueurs possèdent un haut niveau, même si certains dominent davantage dans les collisions.
Comment le XV de France veut freiner Jiuta Wainiqolo
Quand il évoque les Fidji, Guillard insiste sur leur danger dans le jeu déstructuré. Il parle de joueurs d’instinct, très forts dans les zones de chaos. Ainsi, il prévient que chaque ballon qui traîne peut se transformer en occasion de turnover. Il souligne aussi leur puissance dans les collisions, surtout devant.
À lire aussi | XV de France : Louis Bielle-Biarrey ménagé pour le premier entraînement
Dans ce cadre, Jiuta Wainiqolo occupe une place centrale dans ses préoccupations défensives.
« C’est un phénomène ! Il y a très peu de joueurs sur Terre qui sont capables de faire ce qu’il fait »
, a confié Mickaël Guillard. Il décrit un ailier capable d’exploits que très peu de rugbymen reproduisent. Cependant, il insiste sur la nécessité de limiter au maximum ses espaces et ses ballons.
Guillard reste discret sur les détails tactiques précis pour contenir Jiuta Wainiqolo.
« On sait qu’il ne faudra pas trop lui donner d’espace. On sait comment le contrer »
, a-t-il indiqué. Il résume la priorité à une défense rapide et bien replacée après chaque ballon perdu. Par ailleurs, il rappelle que les Fidji connaissent plus de difficultés sur certains secteurs comme la touche ou la mêlée.
À lire aussi | Anthony Jelonch : retour express chez les Bleus après sa reprise
Le troisième-ligne met aussi en avant la dimension humaine de son coéquipier en club.
« Au-delà d’être un très bon joueur, c’est une très bonne personne »
, confie Mickaël Guillard. Il décrit Jiuta Wainiqolo comme un moteur de bonne humeur au quotidien. Ainsi, il le voit comme un soleil dans l’équipe, toujours souriant dans le vestiaire.
Ambition des Bleus et saveur particulière du rendez-vous
Au-delà du duel face à Jiuta Wainiqolo, Guillard insiste sur l’objectif collectif.
« Notre but, c’est de finir cette compétition avec un titre, de ramener un trophée en France »
, explique Mickaël Guillard. Il refuse de voir ce match comme une simple répétition générale. Donc, il considère la Nations Cup comme une compétition à part entière à gagner.
À lire aussi | La française Pauline Barrat finaliste pour la révélation mondiale World Rugby
Le contexte du Groupama Stadium renforce encore la motivation du troisième-ligne. Il parle d’un vrai bonheur de jouer à la maison avec le maillot du XV de France. Il rappelle ses attaches parisiennes et ses souvenirs au Stade de France. Cependant, il savoure aussi la possibilité d’évoluer dans la ville où il vit depuis plusieurs années.
Enfin, Guillard revient sur l’apport du staff défensif, qu’il juge mesuré mais efficace. Il explique que le système existant reste en place, avec quelques retouches ciblées. Ainsi, il évoque un cadrage plus individuel, une montée plus nette et une meilleure connexion collective. Selon lui, ces ajustements permettent au XV de France de mieux défendre face à des profils comme Jiuta Wainiqolo.
Pour résumer: Mickaël Guillard affiche un profond respect pour Jiuta Wainiqolo, tout en affirmant que le XV de France connaît la marche à suivre pour limiter l’influence de l’ailier fidjien et viser le titre en Nations Cup.

