À Hagetmau, le Stade Montois – Colomiers a tenu ses promesses de cœur et de rythme. Les Landais se sont inclinés 34-36, mais ils ont fait douter les Haut-Garonnais jusqu’à la dernière possession. L’affiche, disputée devant un public dense, a servi de révélateur utile pour les deux staffs. D’un côté, Colomiers a validé des connexions nouvelles. De l’autre, Mont-de-Marsan a montré de l’abnégation et des séquences ambitieuses.
Un départ columérin lancé, une réaction montoise immédiate
Colomiers entre mieux. Les visiteurs prennent l’avantage dès la première salve offensive, portés par leur animation au pied et des courses dans le dos de la défense. Les Montois, en rodage, concèdent trop de pénalités et cèdent du terrain. Cependant, ils ne rompent pas. Après chaque coup dur, ils répondent par une touche propre et des rucks rapides.
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Le match bascule sur plusieurs accélérations locales. Le Stade Montois multiplie les temps de jeu et revient au score. On voit déjà les repères du système : sorties de camp propres, pression sur les renvois, et soutien rapide au porteur. À la pause, l’écart reste minime. La seconde période s’annonce ouverte.
Stade Montois – Colomiers : le banc pèse, la fin de match s’emballe
Au retour des vestiaires, les coachs lancent du sang frais. Colomiers appuie sur la mêlée et sur sa qualité de maul. Le champion de Nationale en 2024 garde la main sur le score, sans creuser l’écart. Les Landais, eux, montent en régime. Les ballons portés sont mieux contenus. Le jeu après contact s’améliore. Deux essais locaux font exploser les tribunes de Hagetmau et renversent presque l’histoire du soir.
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Dans le money time, Stade Montois – Colomiers se joue à des détails. Un plaquage manqué ici, une pénalité concédée là. Colomiers garde deux points d’avance et ferme la porte sur la dernière séquence.
Les réactions : lucidité côté Colomiers, optimisme mesuré côté Montois
Dans le camp haut-garonnais, l’analyse reste pragmatique. « On voulait surtout améliorer la copie défensive et tester des connexions à l’arrière. Il y a encore du déchet, mais la réponse physique est là », glisse un membre du staff. L’ouvreur Alexandre Borie, repositionné pour amener du liant, a distribué efficacement et alterné au pied. « Je dois imposer ma patte, mais sans surjouer. On avance », souffle-t-il.
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Côté landais, on retient le contenu. « Cette défaite porteuse de promesses nous aide à se jauger. On a tenu le fil du match et montré de la solidarité », confie l’encadrement. Plusieurs cadres ont apprécié la réaction collective, surtout dans le deuxième acte où l’équipe a retrouvé du volume et de la justesse.
Ce que dit le match pour la suite
Première leçon : la discipline coûtera cher en Pro D2. Les Montois devront réduire les pénalités dans leur camp, notamment sur les entrées latérales et les zones de contest. Deuxième leçon : la conquête progresse. La touche a trouvé des solutions variées, et le maul défensif a gagné en densité au fil des minutes. Troisième leçon : la rotation accélère la montée en puissance. Les entrants ont apporté de la fraîcheur et du rythme.
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Côté Colomiers, la base tient. La première ligne a donné le ton. Les ailiers ont offert des sorties propres et une vraie menace en transition. L’animation autour de Borie gagne en lisibilité. Il reste à affiner le liant entre 10, 12 et 15 pour convertir davantage de possession en points.
Cap sur le dernier réglage
Le Stade Montois – Colomiers version été remplit donc son rôle : il expose les manques et valide les points forts. Mont-de-Marsan a prouvé qu’il pouvait revenir d’un -12 sans paniquer. Colomiers a montré un socle solide et une capacité à tenir sous pression. Prochain arrêt : un dernier test pour chaque camp afin d’ajuster la précision, la discipline et la sortie de camp. Ensuite, place au championnat et à la vérité de septembre.
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