Aurillac – Béziers

Pro D2 – Aurillac surclasse Béziers et signe un deuxième bonus offensif

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Jean-Alric a vibré. Devant un public en fusion, Aurillac a déroulé un rugby complet pour dominer Béziers 49–24 et glaner un deuxième bonus offensif en trois journées. Avec six essais inscrits, une mêlée solide et une alternance pied-main bien sentie, les Cantaliens ont plié l’affaire dès la pause (21–3) avant d’achever le travail avec maîtrise dans un second acte plus ouvert.

Un premier acte référence

Le SACA a frappé vite et juste. Delarue a ouvert la voie au terme d’un enchaînement dans l’axe parfaitement huilé (6e, 5–0), puis la botte de Papunashvili a capitalisé la domination au sol et en touche (11e, 26e). Béziers a vécu une première demi-heure frustrante, plombée par des lancers imprécis et des sorties de camp trop courtes. Juste avant la pause, la lumière est venue d’un côté fermé bien négocié : Strachan fixe, O’Donnell conclut en coin (33e). À 21–3 à la mi-temps, la tendance était nette : Aurillac courait plus vite, plaquait plus fort et jouait plus simple.

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La réaction biterroise, puis l’accélération cantalienne

Revenus des vestiaires avec les mêmes intentions, les locaux ont vite sécurisé le bonus. Un jeu au pied millimétré derrière la ligne défensive donne à Coertzen un premier essai (47e, 28–3). Béziers réplique par Réau, opportuniste sur un ballon tapé dans l’en-but (54e, 28–10), mais la fenêtre reste étroite : Aurillac remet la marche avant par Coertzen, encore lui, en coin après un rasant (57e, 35–10). Dans la foulée, Papunashvili s’offre un essai au terme d’un large mouvement d’attaque (61e, 42–10), avant que Nioradze ne conclue une relance de près de cent mètres, symbole d’une équipe sûre de ses appuis (67e, 49–10).

La fin de match s’est logiquement débridée. Un carton jaune de part et d’autre a laissé des espaces et Béziers en a profité pour adoucir la note : Plazy sur un par-dessus récupéré plein axe (70e), puis Mailulu en puissance après plusieurs percussions au près (79e). Insuffisant cependant pour menacer des Cantaliens qui ont géré proprement l’horloge et le territoire jusqu’au coup de sifflet final (49–24).

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Clés du succès : conquête, discipline et tranchant au large

Si le tableau d’affichage raconte une démonstration offensive, le socle a été bâti ailleurs. En touche, Aurillac a perturbé l’alignement biterrois, multipliant ballons volés et lancers contrés. En mêlée, les Cantaliens ont obtenu des pénalités qui ont installé le jeu dans les 40 mètres adverses. La discipline a aussi fait la différence : quand les Héraultais enchaînaient les fautes dans le camp cantalien, Papunashvili scorait de loin et imposait un tempo favorable aux siens.

Ballon en mains, la variété a déstabilisé l’ASBH : alternance courte-larges, renversements au pied (les deux réalisations de Coertzen), et une capacité à jouer debout qui a décalé les ailiers dans de bonnes conditions. À l’inverse, Béziers a attendu la 50e pour trouver une continuité offensive, souvent brisée par un contest gagnant ou un plaquage dominant. L’entrée de plusieurs finisseurs a redonné de la percussion, mais le retard était déjà trop important.

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Ce que change ce 49–24

Au classement, Aurillac grimpe dans le top 6 avec un deuxième bonus offensif qui pèse lourd dans une Pro D2 serrée. Plus que le score, c’est l’identité de la performance qui marque : efficacité en zones de marque, jeu au pied pression juste, et une ligne arrière inspirée. Béziers, lui, repart avec trois essais et des repères à retrouver en conquête pour ne pas courir après le jeu dès le premier quart d’heure. La saison est longue, mais ce type de soirée trace une ligne : à Jean-Alric, les Cantaliens ont posé un standard élevé.