Le XV de France féminin s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire. La Fédération française de rugby (FFR) a officiellement lancé, ce lundi, un appel à candidatures pour le poste d’entraîneur-sélectionneur des Bleues. L’annonce, publiée sur le site de la FFR, sur plusieurs portails spécialisés et sur France Travail, précise les contours d’un poste stratégique pour le rugby féminin français. L’objectif affiché est de bâtir un projet ambitieux en vue du titre mondial 2029 en Australie.
Un poste clé ouvert aux candidatures jusqu’au 3 novembre
Selon le communiqué, les personnes intéressées ont jusqu’au 3 novembre pour adresser leur dossier à la Fédération. Le poste est proposé en CDD de deux ans renouvelable et doit être pourvu dès le 5 janvier 2026, au Centre national de rugby de Marcoussis. Le futur sélectionneur ou la future sélectionneuse devra « porter une vision ambitieuse et innovante pour le développement du XV de France féminin ». Ils devront aussi posséder une solide expérience du haut niveau, « idéalement auprès d’un public féminin ». Le profil recherché est clair. Il s’agit d’un manager reconnu, capable de fédérer un groupe et de développer la performance collective. « L’objectif, c’est la prochaine Coupe du monde », a insisté le directeur technique national Olivier Lièvremont. Il évoque un projet tourné vers la conquête du titre planétaire. Le comité de sélection sera composé de Jean-Marc Lhermet, Ariane Van Ghelue, Olivier Lièvremont, Christophe Reigt et Jean-Marc Béderède.
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La fin annoncée du duo Ortiz-Mignot pour le XV de France féminin ?
Cette procédure pourrait marquer la fin du mandat du binôme David Ortiz – Gaëlle Mignot, en place depuis 2022. Les deux techniciens, à la tête des Bleues depuis janvier 2023, avaient conduit la France à la quatrième place du Mondial 2025 en Angleterre. Cela a suivi une défaite (42-26) contre la Nouvelle-Zélande lors de la petite finale. Il s’agit de la plus mauvaise performance des Bleues depuis 2010, après plusieurs podiums consécutifs. Si la FFR indique chercher « plutôt une personne seule » pour ce nouveau cycle, elle n’écarte pas totalement l’hypothèse d’un duo. Lièvremont a d’ailleurs précisé que « Gaëlle Mignot et David Ortiz peuvent évidemment se porter candidats ». Le débriefing du dernier Mondial est toujours en cours. La Fédération souhaite capitaliser sur « l’héritage positif » laissé par le staff sortant.
Des candidatures déjà dans les tuyaux
Plusieurs noms circulent déjà dans les milieux du rugby féminin. L’ancienne internationale Caroline Suné, actuelle entraîneure des moins de 20 ans, s’est officiellement positionnée pour le poste. D’autres profils, bien ancrés dans le haut niveau, seraient également à l’étude. Les noms cités incluent Fabrice Ribeyrolles, en poste à Romagnat depuis dix ans, ou François Ratier, manager du Stade bordelais et double champion de France. Il est fort d’une expérience internationale à la tête du Canada féminin. L’ex-internationale Clémence Gueucier est également citée parmi les techniciennes capables d’apporter une vision nouvelle au projet fédéral.
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Un projet fédérateur pour relancer le XV de France féminin
La FFR insiste sur l’importance du management humain et de la cohésion d’équipe. Le futur sélectionneur bénéficiera d’une base solide avec 32 joueuses sous contrat fédéral. De plus, une vingtaine de prolongations a déjà été validée. L’annonce mentionne aussi plusieurs avantages annexes. Cela inclut « 50 % des frais de transport, la mutuelle et des tickets restaurant », qui s’ajoutent au prestige du poste. Si la mission s’annonce exigeante, le défi est clair. Il s’agit de redonner au XV de France féminin sa place sur le podium mondial et construire un cycle durable jusqu’en 2029. L’enjeu dépasse la simple performance sportive. Il s’agit aussi de poursuivre la structuration du rugby féminin français, en pleine expansion depuis la dernière décennie.
Avec cette campagne de recrutement, la FFR envoie un signal fort. Elle annonce un nouveau départ pour les Bleues, entre continuité et ambition. Le successeur – ou la successeure – du duo Ortiz-Mignot aura la mission d’écrire la prochaine page de l’histoire du rugby féminin français.
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