Aviron Bayonnais: Laurent Travers a enfin pris la parole publiquement sur son rôle. Resté en retrait depuis son arrivée comme directeur du rugby, il est désormais au plus près de l’équipe première après le départ du manager Grégory Patat. Jeudi, il s’est présenté en conférence de presse pour expliquer sa position et son implication actuelle.
Un retrait assumé avant un retour au premier plan
Laurent Travers rappelle d’abord que sa discrétion était intentionnelle. Il explique être venu pour accompagner le club, sans s’imposer. Pour lui, il existe un seul club de Top 14 dans le Pays basque, l’Aviron Bayonnais, et il insiste sur la fierté du territoire.
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Il souligne que la dernière saison a été très belle, tout en estimant que l’enjeu est désormais d’y revenir. Travers insiste sur l’importance de faire en sorte que le club en sorte gagnant, afin que tout le monde en bénéficie.
Sur le plan sportif, il rappelle la réalité du classement actuel. L’Aviron Bayonnais est douzième, avec une seule victoire sur les onze derniers matchs et deux défaites à domicile. Il refuse toutefois de fixer un objectif comptable, préférant se concentrer sur le prochain rendez-vous.
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Aviron Bayonnais: un rôle d’accompagnateur revendiqué
Interrogé sur sa présence accrue sur le terrain, Travers décrit clairement sa mission auprès de l’Aviron Bayonnais.
« J’étais venu pour compléter, aider, accompagner, et ce n’est pas ce qui s’est passé… Le choix de chaque homme n’appartient qu’à lui-même. »
Il affirme néanmoins qu’il mettra tout en œuvre pour aider et accompagner l’Aviron Bayonnais, en rappelant que ce qui prime reste l’institution et la gestion des hommes.
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Concernant l’organisation sportive, il insiste sur le rôle central de Ged Fraser, patron du sportif. Il décrit une collaboration main dans la main avec l’ensemble du staff, des intendants au médical, en passant par l’administratif et les jardiniers.
Pour lui, l’Aviron Bayonnais est une institution dans un territoire où le rugby est presque une deuxième religion. Il martèle que tous sont là pour construire l’avenir du club, et non pour le détruire.
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Retrouver confiance et unité autour du club
Sur l’état d’esprit, Travers reprend les mots de Ged Fraser sur la réinitialisation. Il parle de spirale négative et de nécessité de recréer un état d’esprit positif pour regagner des matchs. La confiance doit, selon lui, se construire au quotidien, sans rien attendre de l’adversaire.
Le stage dans les Landes s’inscrit dans cette logique de reconstruction. Travers explique que le but était de retrouver les sensations du rugby et de vivre ensemble. Il utilise l’image du bateau qui avance plus vite lorsque tout le monde rame dans le même sens.
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Il se montre ferme sur la pression qui entoure l’Aviron Bayonnais. Il souhaite la transformer en pression positive, et non en dépression. Il assure garder sérénité et calme, tout en rappelant la mission première: gagner des matchs.
Sur la situation globale, il décrit un club sain, bien géré, avec une forte évolution des infrastructures et de l’humain sur dix ans. Il se voit comme de passage, tout comme les joueurs, avec une exigence: rendre le maillot plus propre qu’on ne l’a trouvé.
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À propos des objectifs, il refuse de parler de top 8 au vu de la série actuelle. Il appelle à l’humilité, en se focalisant sur Montauban puis sur Anoeta, où il espère un stade entièrement derrière l’équipe en bleu et blanc.
Pour résumer: Laurent Travers clarifie son rôle à l’Aviron Bayonnais, réaffirme sa volonté d’accompagner l’institution et appelle à l’unité pour sortir de la spirale négative, en se concentrant sur les prochains rendez-vous décisifs.
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