Les All Blacks abordent une tournée jugée hors norme par leur sélectionneur Dave Rennie. La Nouvelle-Zélande s’apprête à défier les Springboks lors de quatre test-matches très attendus. Cette série, baptisée Rugby’s Greatest Rivalry, débute samedi à Ellis Park, à Johannesburg. Elle se poursuivra ensuite au Cap, puis à nouveau à Johannesburg et enfin à Baltimore, aux États-Unis.
Une tournée jugée plus dure qu’une Coupe du monde
Dave Rennie place clairement cette tournée au-dessus d’une campagne mondiale en termes d’exigence. Après trois succès convaincants contre les Stormers, les Sharks et les Bulls, il sait que le niveau va encore monter. À Johannesburg, il a insisté sur la qualité de l’adversaire et la pression attendue. Il anticipe une intensité rarement vue pour ses joueurs.
Le sélectionneur néo-zélandais insiste sur la dimension physique et défensive de ce défi.
« Nous sommes pleinement conscients de la qualité de l’équipe que nous allons affronter et de la pression qu’elle va exercer »
, a déclaré Dave Rennie. Il prévient que la montée défensive sud-africaine sera bien plus agressive que lors des matches précédents. Selon lui, l’intensité globale dépassera celle d’une Coupe du monde.
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Rennie ne cache pourtant pas son enthousiasme face à un tel programme.
« C’est beaucoup plus difficile qu’une Coupe du monde. Mais c’est formidable, non ? Nous allons certainement beaucoup apprendre pendant cette tournée, il ne fait aucun doute qu’elle est difficile »
, a-t-il indiqué. Pour le technicien, ces quatre tests représentent une opportunité unique de progression. Il parle d’une série préparée et attendue depuis longtemps par son groupe.
All Blacks: confiance, vigilance et guerre psychologique
Les All Blacks arrivent lancés après leurs larges victoires face aux franchises sud-africaines. Ces prestations ont marqué les observateurs, à commencer par Victor Matfield. L’ancien deuxième ligne estime que la Nouvelle-Zélande retrouve un niveau proche de ses meilleures années. Il souligne notamment leur dangerosité en transition et les performances de plusieurs joueurs.
Matfield a été impressionné par certains éléments en particulier lors de cette tournée de préparation.
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« Je les trouve en forme. Ils sont vraiment dangereux en transition en ce moment. On retrouve le niveau des All Blacks d’antan »
, explique Victor Matfield. Il cite Anton Segner et Rieko Ioane comme joueurs marquants du succès contre les Bulls. Pour lui, plusieurs All Blacks ont clairement posé leur candidature pour le premier test.
Mais le champion du monde 2007 voit aussi des failles possibles dans l’armure néo-zélandaise. Il s’appuie sur la seconde période contre les Bulls pour nourrir son analyse.
« Si on met vraiment la pression, si on impose notre jeu physique, si on les maintient dans leur camp, ils auront l’air vulnérables »
, confie Victor Matfield. Il affirme avoir entrevu quelque chose qu’il a hâte de vérifier face aux Springboks.
Du côté néo-zélandais, Tana Umaga appelle à la prudence malgré les bons résultats. Chargé de la défense des All Blacks, il refuse tout excès de confiance.
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« Écoutez, nous sommes satisfaits de notre situation actuelle, mais nous ne nous reposons pas sur nos lauriers »
, rappelle Tana Umaga. Il insiste sur la nécessité d’anticiper toutes les options proposées par l’encadrement sud-africain.
Une rivalité totale avant la Coupe du monde
Umaga décrit un adversaire bien plus complet que par le passé.
« Avec l’encadrement technique qu’ils ont, nous devons être prêts à tout »
, prévient-il. Il ne réduit plus le danger sud-africain à la seule puissance du pack. Selon lui, les Springboks ont enrichi leur jeu offensif et diversifié leurs menaces.
Le technicien néo-zélandais détaille les zones à surveiller pour ses joueurs.
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« Ne leur offrez pas d’opportunités dans la zone où ils veulent aller, car cela met en valeur leurs points forts »
, explique Tana Umaga. Il rappelle que les Springboks restent redoutables sur les coups de pied arrêtés. Mais il insiste aussi sur leurs progrès derrière et dans l’utilisation de leurs avants.
Umaga met en avant l’exigence physique extrême qui attend les All Blacks.
« Vu la taille de leur pack et leur déferlement incessant de gros gabarits, je pense que ça va être difficile pour nous »
, confie-t-il. Il souligne leur capacité à alterner entre attaque frontale et jeu sur les ailes ou dans le dos. Pour lui, se focaliser sur un seul secteur face aux Springboks expose à de gros dangers ailleurs.
Cette série de quatre confrontations s’annonce donc électrique et décisive pour les deux nations. Elle ne se limite pas à un simple duel de prestige, même si l’affiche fait rêver la planète rugby. Les All Blacks et les Springboks veulent marquer les esprits à un peu plus d’un an de la Coupe du monde 2027. La guerre des mots est lancée, désormais place au terrain.
Pour résumer: cette tournée chez les Springboks apparaît pour les All Blacks comme un défi encore plus exigeant qu’une Coupe du monde, mêlant intensité physique, guerre psychologique et enjeux majeurs à l’approche de 2027.

