Bayonne Stade Français : un début de match totalement débridé
Bayonne Stade Français ouvrait la 13e journée avec un duel direct pour le top 6, entre des Parisiens cinquièmes avec 33 points et un Aviron huitième avec 30 unités avant le coup d’envoi. Très vite, la rencontre bascule dans un bras de fer offensif. Le Stade Français frappe d’abord sur son arme forte du moment, le maul porté, avec Petelo Mapu qui conclut en puissance avant la transformation de Louis Carbonel. Mais l’euphorie parisienne ne dure pas longtemps. Sur le renvoi, Carreras récupère le ballon, Fischer assure la continuité et Esteban Capilla surgit pour filer entre les poteaux, immédiatement imité par Segonds au pied.
Le rythme reste élevé et les Franciliens insistent au large. Sur le reculoir, Carbonel allonge une passe au pied parfaitement dosée pour Jeremy Ward, qui résiste à un dernier retour pour redonner l’avantage à Paris. Pourtant, Bayonne répond encore. Après un maul bien structuré, le ballon ressort pour les trois-quarts et Segonds trouve Cheikh Tiberghien d’une longue sautée, l’arrière gagnant son duel avec Dakuwaqa. Le buteur basque ramène tout le monde à égalité, 14-14, avant un nouveau chassé-croisé au pied entre Carbonel et Segonds.
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Le moment fort de cette première période arrive sur une relance de 95 mètres. Jantjies trouve une brèche près de ses cinq mètres, Segonds accélère dans l’axe et expédie une diagonale vers Mateo Carreras, irrésistible en finisseur. Jean-Dauger explose, et Bayonne prend les commandes. Plus tard, une nouvelle pénalité de Segonds porte le score à 25-17, avant que le Stade Français ne revienne juste avant la pause, toujours grâce à son jeu de maul et à la précision de Carbonel. À la mi-temps, Bayonne ne mène plus que d’un point, 25-24.
Bayonne Stade Français : le chassé-croisé jusqu’à la dernière seconde
Au retour des vestiaires, les visiteurs prennent l’ascendant. La mêlée basque recule, Bordelai se met à la faute et Carbonel sanctionne immédiatement pour passer Paris devant, 25-27. Dans le même temps, la bataille de la discipline s’intensifie autour des rucks, avec un Macalou très présent mais plusieurs fois pénalisé. À la pause, Segonds avait prévenu au micro de Canal + : « On doit soigner la discipline et les sorties de camp. On doit assurer sur ça pour gagner le match. » Face à lui, le capitaine parisien Hirigoyen répondait : « Il faut être plus discipliné face à un buteur comme Segonds. On doit jouer avec nos forces, et aller chez eux. » Le duel annoncé au pied se confirme.
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Bayonne remet progressivement la main sur le ballon. Les mauls avancent, Cotet gagne une pénalité importante en mêlée et Segonds redonne l’avantage à l’Aviron sur pénalité, 28-27. Paris ne cède pourtant pas. Sur un coup de pied rasant de Barré à dix mètres de l’en-but, Fischer semble avoir fait le plus dur, mais son dégagement est contré par Tanginoa Halaifonua. Le troisième ligne parisien aplatit un essai casquette, mais capital, que Carbonel transforme pour porter le score à 28-34 en faveur du Stade Français.
La fin de match devient irrespirable. Les Basques multiplient les offensives, Spring assure les ballons hauts et Jantjies tente de mettre la pression au pied. Les Parisiens se dégagent, mais reculent peu à peu. À la sirène, Tiberghien lance une dernière remontée de terrain, Jantjies enchaîne et le pack de l’Aviron martèle la ligne. Après une séquence interminable, Lucas Paulos trouve la faille en force. La vidéo valide l’action et, à quinze mètres légèrement sur la droite, Segonds offre la victoire à Bayonne d’une dernière pénalité pour un succès 35-34 au bout du suspense.
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Pour résumer, Bayonne Stade Français a tenu toutes ses promesses de choc pour le top 6. Paris a longtemps cru tenir le coup parfait grâce à ses mauls, à l’adresse de Carbonel et à l’essai opportuniste de Halaifonua, mais Bayonne, porté par les inspirations de Segonds, les fulgurances de Carreras et le courage de Paulos, a fini par renverser le résultat sur la dernière action.

