La Champions Cup s’offre une finale explosive où l’UBB abordera le Leinster en favorite désignée. Les demi-finales ont laissé une impression contrastée entre des Bordelais dominateurs et des Irlandais en difficulté. Cette dynamique nourrit l’idée d’un avantage girondin à Bilbao. Pourtant, le contexte d’une finale reste particulier et impose la prudence.
Une UBB irrésistible sur la scène européenne
En Champions Cup, l’UBB enchaîne les succès et vient de signer une 15e victoire d’affilée. Les champions d’Europe ont dominé Bath 38-26 en demi-finale, au terme d’un match maîtrisé. Ils défendront leur titre le 23 mai à Bilbao face au Leinster, tombeur du RCT.
Cette série place l’UBB à une unité du record de La Rochelle. Le club visera un doublé dans la compétition, performance déjà réussie par Leicester, le Leinster, Toulon, les Saracens et La Rochelle. Selon Yannick Bru, il existe une telle enveloppe de plaisir qui plane autour du club, de nos supporters en Champions Cup.
Face à Bath, les Girondins ont frappé fort d’entrée, portés par un public en feu au Stade Atlantique. Gazzotti a lancé la rencontre dès la 2e minute, avant les essais de Louis Bielle-Biarrey et Maxime Lucu. Le réalisme bordelais a marqué les esprits, avec trois essais lors de leurs trois premières incursions dans les 22 mètres adverses.
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Champions Cup: puissance girondine et Leinster en question
Au-delà du score, la puissance des avants de l’UBB a impressionné, notamment dans les zones d’affrontement. Malgré l’absence de Jefferson Poirot, le pack a tenu le choc face au solide huit de Bath. Le banc a aussi fait la différence, avec les essais de Ben Tameifuna puis Matiu en fin de match.
Un entraîneur du Top 14, sous anonymat, résume le sentiment ambiant sur cette Champions Cup.
«C’était clair depuis la veille : Bordeaux-Bath, c’était la finale de Champions Cup avant la lettre […] Après la démonstration qu’ils ont faite, je ne les vois pas se rater.»
Le même technicien pointe les limites actuelles du Leinster. Il estime que la rush defense de Jacques Nienaber a du mal à prendre et que la vitesse des centres bordelais pourrait faire très mal. Il ajoute que l’écart entre les deux équipes lui semble énorme, notamment si les Irlandais ne bénéficient pas du même arbitrage en mêlée que contre Toulon.
Un Leinster fragilisé et une pression à gérer
Le Leinster a souffert en demi-finale de Champions Cup face au RC Toulon, s’imposant de justesse 29-25. L’indiscipline et un jeu moins fluide qu’à l’accoutumée ont marqué cette prestation. Le spectre de la retraite de Johnny Sexton plane encore sur la province dublinoise.
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Le choix de titulariser Harry Byrne plutôt que Sam Prendergast n’a pas apporté de solution évidente. Par ailleurs, le Leinster reste sur quatre défaites consécutives en finale, dont trois face à des clubs français. Cette série alimente l’idée d’une malédiction sur la dernière marche.
Pour l’UBB, la pression du statut de favorite reste à gérer. Matthieu Jalibert a d’ailleurs cherché à l’inverser dès le coup de sifflet final. Les Bordelais savent qu’un relâchement pourrait tout remettre en cause sur 80 minutes à Bilbao.
Pour résumer: portée par sa dynamique en Champions Cup et ses certitudes collectives, l’UBB apparaît favorite face à un Leinster en quête de repères, mais la finale à Bilbao restera un test grandeur nature.

