Salesi Rayasi

Champions Cup : l’UBB mise sur Salesi Rayasi avant Toulouse

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En Champions Cup, l’UBB aborde son quart face à Toulouse en misant sur Salesi Rayasi. Le club girondin s’appuie sur la montée en puissance de son arrière fidjien, repositionné avec succès depuis l’hiver. Arrivé de Vannes lors de la dernière intersaison, Salesi Rayasi devait trouver sa place dans une ligne de trois-quarts déjà bien fournie. Sa timidité initiale et un contrat d’un an avaient même alimenté des rumeurs de départ en fin de saison.

Salesi Rayasi, nouvelle arme offensive de l’UBB

Le déclic est venu avec la sélection fidjienne lors de la tournée d’automne. Utilisé à l’arrière avec le numéro quinze, Salesi Rayasi a retrouvé confiance avant de revenir en club. C’est en remplaçant Romain Buros à ce poste lors du premier match de Champions Cup face aux Bulls qu’il s’est réellement libéré. Sa progression s’est confirmée au cœur de l’hiver, jusqu’à décrocher une prolongation de contrat avec l’UBB.

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Polyvalent, capable de seconder Buros à l’arrière, Salesi Rayasi s’est illustré en Champions Cup. Il a inscrit un premier triplé face à Northampton en janvier, lors de la revanche de la dernière finale, puis a récidivé en huitième de finale contre Leicester. Son entraîneur Noel McNamara savourait alors:

« Il aime bien les matchs européens à Chaban, n’est-ce pas ? Dans les un contre un, il a fait des choses de très, très haut niveau. »

Pour le manager Yannick Bru, ces performances valident le pari initial:

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« C’est un superbe athlète. Il est capable d’exercer une domination dans les duels. C’est ce qui nous avait attirés avec Laurent Marti quand on l’a recruté à Vannes : sa capacité à jouer debout, à assurer de la continuité, à dominer les duels. Il a un excellent un jeu au pied aussi. On l’a repositionné à l’arrière quelques fois cette année. Après, les marges de progression, ça, je le garde pour lui. Nous sommes surtout contents qu’il confirme tout le potentiel que l’on avait pressenti. »

Salesi Rayasi, Maxime Lucu et l’UBB tournés vers Toulouse

Salesi Rayasi reste en apprentissage à l’arrière, lui qui n’avait jamais été titulaire à ce poste en Super Rugby ni à Vannes. Son vécu en quinze se limitait à trois matchs de NPC. Noel McNamara évoque encore un ou deux points à améliorer. Maxime Lucu souligne aussi les ajustements nécessaires:

« Au poste d’arrière, il peut nous amener son long jeu au pied gauche, qu’il ne montre pas énormément. Mais il doit trouver cet automatisme. »

Dans ce contexte, la Champions Cup place déjà l’UBB face à un défi majeur avec la réception de Toulouse en quart. Après le large succès 64-14 contre Leicester, Lucu rappelle le lien récurrent entre les deux clubs:

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« Le chemin est encore long et on a un gros morceau la semaine prochaine, le Stade Toulousain, dont on connaît l’amour pour cette compétition. Nos chemins sont assez liés puisqu’on les croise toujours dans notre tableau et en phases finales. »

La saison passée, Bordeaux-Bègles avait dominé Toulouse en demi-finale européenne, avant de s’incliner en finale de Top 14. Le pilier Jefferson Poirot voit aujourd’hui un adversaire en pleine maîtrise:

« Je vois une équipe qui arrive sûre de son jeu, qui est meilleure d’année en année. Ils dominent le championnat outrageusement, peu importe l’équipe qu’ils mettent. »

Un défi de taille pour l’UBB

Poirot rappelle aussi le message envoyé par Toulouse en Champions Cup en battant Bristol 59-26:

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« Hier, ils ont envoyé un beau message à la Champions Cup. Pour ne rien vous cacher, en les regardant, c’est dur à vivre car c’est ton potentiel futur adversaire. Je ne sais pas comment ils auront pris notre victoire. Eux ont frappé avant, ça met une petite pression quand on prépare notre 8e de notre côté. »

Noel McNamara insiste enfin sur la dimension du défi physique et technique qui attend l’UBB.

« On va jouer contre le pack de l’équipe de France qui vient de gagner le Tournoi des six nations. On peut ajouter Jack Willis, le meilleur joueur du Top 14 l’année dernière, le meilleur joueur du monde Antoine Dupont et peut-être le meilleur botteur du monde Thomas Ramos. Le défi est clair. »

Lors de leur défaite en demi-finale européenne l’an passé, les Toulousains étaient privés de Dupont et Ramos.

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Pour résumer: portée par la révélation Salesi Rayasi et le leadership de Lucu, l’UBB aborde son quart de Champions Cup face à un Stade Toulousain présenté comme un adversaire redoutable par ses propres joueurs et staff.