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France–Brésil (84-5) : quatorze essais et un message fort des Bleues

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France–Brésil : entrée tonitruante et première période à sens unique

La France a surclassé le Brésil (84–5) pour la deuxième journée de la Coupe du monde 2025 à Exeter. Le ton a été donné dès le départ. Sur une mêlée qui avance, le ballon file au large et Émilie Boulard conclut en puissance. Très vite, Marie Morland ajoute un essai plein axe. Puis, la dynamique s’emballe. Après une relance incisive, Pauline Bourdon-Sansus conclut un mouvement fluide, bien relayée par Kelly Arbey dans le petit côté. Dans l’alternance, Annaëlle Deshaye marque à son tour, au ras, après un rôle de pivot bien exécuté. Ensuite, Marine Ménager inscrit un essai d’école sur une combinaison soignée. Lina Queyroi trouve également la faille après une séquence qui gagne la ligne. Enfin, juste avant la pause, un geste inspiré de Bourdon-Sansus au pied ouvre la voie à un nouvel essai enchaîné Boulard-Konde-Ménager. À la mi-temps, le tableau d’affichage affiche 53–0. La conquête et le rythme ont fait la différence.

Gestion, profondeur de banc et continuité après la pause

Au retour des vestiaires, les Bleues repartent avec la même intensité. Séraphine Okemba impose sa puissance et marque. Malgré les nombreux changements, la vitesse reste élevée. Le banc injecte de la fraîcheur et la chaîne de passes demeure juste. Après un grattage gagnant, la séquence s’étire vers l’aile droite et Boulard signe son doublé. Dans la foulée, l’axe est percuté, Nassira Konde aplatit. Puis, sur une récupération rapide, Lina Tuy attaque l’espace libre et file marquer. En fin de partie, Kelly Arbey est récompensée d’un match complet par un essai en coin. Le score enfle, mais l’organisation reste claire. La circulation du ballon, souvent dans le bon tempo, a constamment mis la défense brésilienne en retard.

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Un moment historique pour le Brésil

Le Brésil a pourtant vécu un instant fort. Bianca Silva, entrée en jeu, a inscrit le premier essai de son pays en Coupe du monde. Elle feinte la croisée dans le fermé, accélère et conclut en coin. Cet éclair offre une récompense à une équipe courageuse, très active au sol par séquences. Certes, l’écart est large. Néanmoins, ce jalon compte pour la progression de la sélection sud-américaine.

Points saillants et détails à affiner après ce France–Brésil

La France a marqué quatorze essais et validé sept transformations. Le volume de jeu a été conséquent, et la mêlée souvent dominante. Toutefois, quelques séquences en touche ont été brouillonnes. De plus, plusieurs tentatives de transformation, excentrées, ont fui les perches. Pour la suite, mieux vaut sécuriser ces détails. Car le niveau montera au fil des journées. L’enchaînement des entrées a par ailleurs été bien géré. Le rythme n’a pas chuté malgré la pluie et les rotations. C’est un signe encourageant.

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Cap sur la suite avec des certitudes

Au-delà du score, l’essentiel est ailleurs. D’abord, l’intensité a été tenue sur 80 minutes. Ensuite, l’alternance jeu direct / larges a été lisible. Enfin, les liaisons 9-10-centres ont produit des décalages nets. Les Bleues se placent ainsi dans la course avec des bases solides. Elles devront toutefois conserver la précision, notamment sur les touches clés et les sorties de camp. Le tournoi s’annonce plus exigeant à mesure que l’opposition se densifie. À Exeter, elles ont livré un message clair : ambition et maîtrise sont au rendez-vous.

Feuille express : France 84–5 Brésil. 14 essais pour la France (Boulard ×2, Morland, Bourdon-Sansus, Arbey ×2, Deshaye, Ménager ×2, Queyroi, Okemba ×2, Konde, Tuy). 1 essai pour le Brésil (Bianca Silva). 7 transformations réussies pour la France.

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