Laurent Labit : « Il faut arrêter de se cacher et assumer »

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Pour sa première à la tête de l’USAP, Laurent Labit a vécu une soirée douloureuse. La lourde défaite concédée à domicile face à Montpellier (0-28) a mis en lumière un chantier immense, entre manque d’engagement, déficit physique et responsabilités individuelles assumées. Le nouvel entraîneur en chef n’a pas mâché ses mots après la rencontre.

« Vous le savez, on n’arrive pas avec une baguette magique. Il y a du travail à faire, d’abord dans les têtes puis dans le rugby. Il faut qu’on progresse dans la semaine pour être plus efficaces le week-end, surtout contre ce type d’équipe. Ça a été très difficile pour nous. »

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Le technicien catalan veut repartir sur des bases simples mais solides : « On a fait le diagnostic des neuf premières journées. On sait dans quels secteurs il faut aller, mais pour travailler correctement, il faut de la matière et de l’effectif. On espère une grosse vague de retours, des sélectionnés comme des blessés. Et puis, comme je l’ai dit aux joueurs, il va falloir arrêter de se protéger la semaine. On doit travailler à balles réelles. Ce soir, Montpellier nous a ouvert en deux physiquement. On a été inexistants dans l’affrontement. La remise en question est faite au niveau du staff. C’est maintenant aux joueurs d’assumer. »

Labit pointait clairement le manque de densité et d’implication dans les collisions : « L’engagement, les contacts, ça, ce n’est pas négociable. On aurait dit qu’il y avait plus qu’un écart de division entre les deux équipes. On peut manquer de précision, oui. Mais pas dans l’impact. »

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La sortie de Posolo Tuilagi a été évoquée, mais Labit refuse d’y voir une explication unique : « On a manqué d’intensité avec Posolo aussi, et c’est un signe. Normalement, tu dois impacter les autres. Il faut qu’il comprenne qu’on a besoin de lui à 100 %. Le club a énormément investi sur lui. On attend la meilleure version de ces joueurs-là. Faire des fautes, tout le monde en fait. Mais sur la préparation, sur le travail, aujourd’hui, ça ne passe plus. Le Top 14 est d’une densité incroyable. On ne peut pas revenir d’une coupure de dix jours avec cinq ou six kilos de trop. Ça complique la reprise, ça fausse les charges de travail et derrière, on se blesse. J’espère que sa blessure n’est pas trop grave. On a besoin de lui. »

Pour Labit, l’heure est à la responsabilité et à la vérité : « On doit savoir qui est prêt à donner son corps, son sang, tout ce qu’il faut pour ce maillot. » Une mise au point forte, dans un moment décisif pour l’USAP, déjà en grand danger dans ce Top 14.

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