Victime d’une fracture de l’omoplate gauche en février, puis d’une rechute en avril, Ange Capuozzo sera bien l’un des atouts de l’Italie lors du Mondial-2023: « Je n’ai pas douté, » explique à l’AFP l’ailier de Toulouse, avant d’affronter samedi le Japon pour un dernier match de préparation.
QUESTION: Avec deux essais contre la Roumanie (victoire 57-7) samedi pour votre premier match avec l’Italie depuis février, une convocation mardi pour la Coupe du monde 2023, on vous imagine heureux…
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REPONSE: « C’était une semaine importante, puisque jusqu’à maintenant, l’année a été plutôt courte en termes d’échéances sportives. On voulait avec le staff du Stade Toulousain et le staff de la Nazionale, vraiment faire les choses dans l’ordre, faire les choses bien pour que je puisse être le plus serein possible dans la tête. Cela a été bien fait, très bien fait même. Je peux me concentrer maintenant à 100% sur la Coupe du monde ».
Q: Depuis votre blessure contre l’Irlande fin février, nous n’aviez joué que 13 minutes en Top 14 avant de vous blesser à nouveau aussitôt, étiez-vous inquiet avant le match contre la Roumanie ?
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R: « L’objectif de cette préparation était de prendre le temps de revenir: ça voulait dire ne pas prendre de risque physique, mais aussi ne pas prendre de risque psychologique pour éviter d’arriver sur un terrain avec une appréhension. Mission réussie, c’est derrière moi, je n’y pense plus du tout. Je pense même que je suis sur certains points plus fort qu’avant ma blessure. J’ai eu le temps de travailler sur certains points, j’ai zéro appréhension, je me sens vraiment bien ».
Q: Et voir son nom dans la liste des 33 pour votre premier Mondial à 24 ans…
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R: « C’est un sentiment qui est incroyable (…) De pouvoir tout simplement y participer, c’est vraiment magique, c’est l’aboutissement d’énormément de travail, c’est un rêve qui se réalise. En plus, c’est en France, dans la poule de la Nouvelle-Zélande et de la France, il y a tout plein de signes qui font que cela va être un moment assez spécial pour moi ».
Q: Avez-vous lors des six derniers mois songé au forfait pour cette Coupe du monde ?
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R: « Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas douté. Parce que je savais que j’aurais le temps de revenir. Les premières inquiétudes que j’ai eues quand je me suis blessé la première fois et aussi la deuxième fois, c’était pour la fin de saison avec le Stade toulousain. Ca m’a énormément marqué, énormément touché parce que j’avais à coeur de pouvoir finir la saison qui était assez extroardinaire avec ce groupe ».
Q: Votre retour permet selon beaucoup d’observateurs, à l’Italie de rêver à une première qualification pour les quarts de finale d’un Mondial…
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R: « C’est très flatteur. Faire des différences, c’est aussi mon rôle. S’il faut faire la différence et permettre de remporter un match, ça veut bien dire qu’avant le travail a été bien fait. Contre le pays de Galles (victoire 22-21 dans le Tournoi des six nations 2022, NDLR), si je fais la différence, c’est aussi parce qu’ils sont à portée de fusil, parce qu’on a fait un match collectivement très solide. Cette différence que je fais, elle nous donne la victoire, mais c’est le résultat de 80 minutes acharnées ».
Q: Le 6 octobre, il y a un certain France-Italie…
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R: « Bien sûr que j’attends ce match avec impatience. Ce dernier match sera presque un huitième de finale avec un billet pour les quarts de finale à la clef. Notre objectif est clair: c’est gagner les deux premiers matches contre la Namibie et l’Uruguay qui nous offrirait le billet pour la prochaine Coupe du monde. Une fois cet objectif atteint, il y aura la Nouvelle-Zélande et la France. Sur un match, tout peut se passer. Oui, on est très outsider, on est loin d’être favoris, mais on a une équipe très complète et on a les moyens d’inquiéter toutes les équipes ».
Propos recueillis par Jérôme RASETTI
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