Montpellier face à son destin, Grenoble en mission commando

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Du Brennus au barrage. Montpellier, deux ans après son titre de champion de France, joue sa peau en Top 14, dimanche, face à des Grenoblois affamés, déjà privés d’accession à ce même stade la saison dernière.

Assuré de disputer ce barrage à la vie à la mort depuis mi-mai, sans doute le match le plus important de son histoire, le MHR a terminé sur une déroute à Clermont (52-15), comme le symbole d’une saison où rien n’a fonctionné.

Un départ laborieux (huit défaites sur les neuf premières journées), un staff mal fagoté puis renouvelé en milieu de saison, des leaders absents, des joueurs pas à leur niveau, dix-sept défaites, 655 points encaissés… le scénario 2023-2024 catastrophe a laissé les Héraultais au bord du vide et de la crise.

Les arrivées, en sauveurs, de Bernard Laporte en tant que directeur du rugby et de Patrice Collazo comme manager n’ont pas changé grand chose. Le redressement, marqué par quatre succès de rang, a été de courte durée.

Malgré tout, avec des joueurs du calibre d’Arthur Vincent, Lenni Nouchi, Louis Carbonel, Léo Coly, Florian Verhaeghe, Sam Simmonds ou Cobus Reinach… le MHR semble malgré tout armé pour se sauver.

Les Grenoblois ont dû, eux aussi, surmonter les difficultés pour en arriver là. Le FCGR a en effet écopé d’un retrait de douze points pour des problèmes financiers et des incohérences budgétaires. Finalement réduite à huit points, la sanction n’a pas empêché Grenoble, également frappé d’une interdiction de recruter, de terminer la saison en trombe (neuf victoires en dix matches) pour aller chercher une place en phase finale.

Les hommes d’Aubin Hueber ont ensuite fait chuter Provence Rugby (23-22), leader de la saison régulière, en demie avant de se casser les dents sur Vannes (16-9) en finale. Ils restent cependant sur deux revers en barrage d’accession, devant Brive (28-22) en 2019 puis face à Perpignan (33-19) quatre ans plus tard.

Grenoble devra cette fois passer outre la déception et aller chercher l’exploit pour faire chuter l’ogre montpelliérain. « Le rapport de force peut paraître déséquilibré », résume ainsi Lucas Dupont, ancien ailier des deux clubs.

« Montpellier prépare ce rendez-vous depuis plusieurs semaines, avec un effectif beaucoup plus armé. Il y a plein de raisons de se dire que ce match est inégal mais, devant 2.0000 personnes, Grenoble peut se transcender. Montpellier a beaucoup plus à perdre que Grenoble », a-t-il encore détaillé. Malheur au vaincu.

© 2024 AFP

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