Patrice Collazo a savouré le succès du Racing 92 dans le derby, tout en pointant les axes de progrès. Son équipe s’est imposée 47-20 contre le Stade Français, mais l’entraîneur a insisté sur les manques observés. Malgré le large score, il a surtout retenu les imprécisions et la marge de progression du groupe.
Un derby maîtrisé au score, mais perfectible
Face au Stade Français, le Racing 92 a rapidement pris les devants. Patrice Collazo a souligné la qualité de l’entame, jugée très aboutie. Cependant, cette dynamique initiale n’a pas été pleinement exploitée au tableau d’affichage.
L’entraîneur a regretté que son équipe ne parvienne pas à concrétiser davantage. Selon lui, le Racing n’a pas assez scoré dans ses temps forts. Il a aussi insisté sur le manque de propreté dans les basiques du jeu.
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« Je crois qu’on a fait une très belle entame mais on a perdu cette dynamique parce qu’on n’a pas scoré. On n’a pas été assez propre sur nos basiques, ça, c’est une certitude. Il y a 47 points avec encore une multitude de choses à travailler mais ça prouve aussi la marge de l’équipe. »
Patrice Collazo et la marge de progression du Racing 92
Pour Patrice Collazo, ce large succès ne doit pas masquer les chantiers en cours. Il voit dans ces 47 points marqués la preuve du potentiel de son groupe. En même temps, il insiste sur la multitude de choses à travailler.
L’entraîneur met en avant la dimension collective de son équipe. Il souligne notamment la résilience du Racing 92 dans ce derby parisien. Cette capacité à réagir et à rester soudé constitue, à ses yeux, un point très positif.
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« Par contre, on a une dimension collective forte, notamment dans la résilience et ça, c’est plutôt bien. Je préfère arriver lundi et avoir des choses à travailler plutôt que tout soit parfait. »
Dans ce contexte, l’attitude du staff de Patrice Collazo a aussi été nourrie par l’environnement du derby. La phrase de frustration lâchée par Louis Carbonel lors du match aller a servi de ressort mental. Elle a été accueillie comme un levier de motivation dans la préparation.
Un derby contrasté et des réactions fortes
En face, le Stade Français a longtemps cru pouvoir rivaliser. Sekou Macalou a rappelé que son équipe avait les moyens de faire quelque chose. Jusqu’à la mi-temps, les Parisiens sont restés au contact au score.
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« On savait que si on mettait les ingrédients, il y avait la place pour faire quelque chose. Jusqu’à la mi-temps, on l’a senti. Sur la première mi-temps, on a fait un bon match, on était encore très proche au score. Après, il y a eu deux ou trois faits de jeu, qui font que ça a tourné du côté du Racing. Je suis content, l’équipe s’est accrochée, on a des jeunes joueurs qui n’ont rien lâché. »
Le Racing 92 a pourtant affiché des limites dans le contenu. L’équipe est apparue empruntée, imprécise en conquête et étonnamment indisciplinée. Des cartons jaunes ont notamment sanctionné Hughes puis Tupou.
Dans ce contexte, un homme a particulièrement brillé côté Racing. Le capitaine Max Spring a souvent été la lumière dans un collectif parfois brouillon. Il a redressé une pénalité à la main mal engagée et soulagé son équipe sous la pression adverse.
Max Spring s’est illustré dans le jeu au pied et dans le combat défensif. Il a stoppé une chevauchée de Sekou Macalou dans ses 22 mètres. Il a aussi été à l’origine et à la conclusion d’une des rares actions collectives abouties avant la pause.
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Au retour des vestiaires, Max Spring a encore sonné le réveil des siens. Il a offert symboliquement un essai à Naituvi, confirmant son rôle central. Son investissement et son attachement au maillot ont été mis en avant.
Malgré le bonus offensif, le Racing 92 n’a pas totalement fait taire les critiques. Les mots de Louis Carbonel sur le jeu des Ciel et Blanc restent en toile de fond. Le comportement exemplaire de Spring n’a pas toujours été suivi par l’ensemble du groupe.
Pour résumer: cette victoire du Racing 92 laisse à Patrice Collazo un sentiment contrasté. Satisfait du résultat, il insiste sur la marge de progression et les nombreux points à travailler.

