Le Stade Toulousain voit sa demande de modification du salary cap rejetée par la Ligue nationale de rugby. La LNR a tranché à l’issue de son comité directeur du mercredi 22 avril. Elle confirme le maintien des règles actuelles encadrant le plafonnement de la masse salariale en Top 14.
La LNR confirme le cadre du salary cap
Le Stade Toulousain contestait les modalités d’application du salary cap dans le Top 14. Fin mars, son président Didier Lacroix avait écrit aux autres clubs de l’élite pour appeler à réformer ce dispositif. Il estimait qu’il était en partie illégal et incohérent.
Le club demandait notamment l’abrogation de dispositions concernant l’intégration obligatoire des revenus versés aux joueurs par des partenaires associés. Ces montants peuvent être assimilés à des salaires déguisés dans le calcul du salary cap.
Après examen, le comité directeur de la LNR a rejeté la demande du Stade Toulousain. L’instance explique dans son communiqué que ces dispositions ne sont pas entachées d’illégalité. Elle les juge aussi indispensables à l’effectivité du dispositif.
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Selon la LNR, ces règles servent l’équité sportive, l’attractivité et la soutenabilité économique du Top 14. D’après les informations rapportées, la proposition de rejet n’a recueilli qu’une seule voix contre au comité directeur.
Stade Toulousain: un bras de fer sur les modalités
La LNR rappelle qu’un large débat sur le salary cap a été mené depuis septembre 2025. Ce travail s’est prolongé jusqu’au comité directeur du 4 février 2026. Chaque club de Top 14, dont le Stade Toulousain, a pu y exprimer ses positions et interrogations.
À l’issue de ces échanges, le comité directeur a adopté à une large majorité plusieurs mesures de consolidation du salary cap. Ces décisions portent notamment sur des points aujourd’hui contestés par le club toulousain.
Le Stade Toulousain avait précisé mi-mars que le débat ne portait pas sur le principe du salary cap. Le club aux 24 Brennus ciblait les modalités, que plusieurs clubs estiment depuis longtemps devoir être réexaminées à la lumière de l’évolution du rugby professionnel.
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Parallèlement, le club est déjà dans le viseur de la commission de discipline de la LNR. Il sera convoqué le 26 mai pour des dépassements répétés du salary cap sur trois des quatre dernières saisons. La période concernée va de 2021-2022 à 2024-2025, hors une saison.
Un dispositif au cœur des contrôles
Le Stade Toulousain a déjà été sanctionné pour non-respect du plafond salarial. Les transferts de Cheslin Kolbe et Melvyn Jaminet sont cités parmi les dossiers concernés. La LNR évoque aussi des manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération entre 2021 et 2025.
Le quotidien L’Équipe a récemment révélé des contrats d’image impliquant deux internationaux français. Antoine Dupont et Anthony Jelonch auraient perçu des revenus via des partenaires du Stade Toulousain, sans contreparties visibles.
Début avril, le président de la LNR Yann Roubert a détaillé la philosophie du dispositif. Il a insisté sur la nécessité d’inclure les sommes versées par un partenaire d’un club à un joueur dans le salary cap.
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« Inclure les éventuelles sommes versées par un partenaire d’un club à un joueur est indispensable pour éviter des contournements via des montages en triangle. Il est facile d’imaginer qu’un club puisse demander à un partenaire de lui verser moins directement, tout en rémunérant certains joueurs à côté. (…) Ce type de mécanisme de contournement n’est pas théorique, il a déjà été envisagé par le passé. Ces règles visent donc à garantir l’équité entre les clubs, ainsi que la compétitivité et l’attractivité de la compétition. »
a-t-il martelé, une position confirmée par le comité directeur.
Pour résumer: la LNR rejette la demande du Stade Toulousain et confirme un salary cap jugé légal, consolidé et central pour l’équité du Top 14.

