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Top 14 : le Stade Toulousain attend le verdict du salary cap

Le Stade Toulousain se trouve au cœur d’un dossier explosif autour du salary cap. Le club triple champion de France a comparu mardi matin devant la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby, au siège de la LNR, pour répondre à de présumés dépassements du plafond salarial et à des manquements répétés aux règles de transparence.

Une audition sous la menace d’une amende record

Le Stade Toulousain est visé pour des dépassements du plafond encadrant la masse salariale sur trois des quatre dernières saisons. Les exercices concernés sont 2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025, selon les rapports du Salary Cap Manager, Samuel Gauthier.

Parallèlement, la commission examine des manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération entre 2021 et 2025. Ces griefs portent sur quatre saisons complètes, de 2021-2022 à 2024-2025.

L’audition du Stade Toulousain a débuté à 9 h 30 et a duré plus de trois heures. Le club était représenté par son président Didier Lacroix, sa directrice juridique Camille Battut, son directeur exécutif Philippe Gabaudan et l’avocat Maître Bruno Cavalié.

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À leur sortie des locaux de la Ligue, les représentants toulousains n’ont fait aucun commentaire. La LNR envisagerait une amende proche de 5 millions d’euros, suivant les recommandations du Salary Cap Manager.

Stade Toulousain: contrats d’image et primes de titre au centre du dossier

Le premier volet concerne la rémunération du troisième ligne Anthony Jelonch via un contrat d’image avec la société 3S-Alyzia. Cette entreprise de services aéroportuaires est également partenaire du club.

L’affaire a été révélée par une enquête du journal L’Équipe début 2026, évoquant des contrats d’image sans contrepartie visible pour Jelonch et Antoine Dupont. Dans ce cas, le règlement impose de déclarer ces contrats au salary cap manager.

Le Stade Toulousain a reconnu une erreur en n’ayant pas déclaré les droits d’image de Jelonch pour les saisons 2023-2024 et 2024-2025, alors que 3S-Alyzia était partenaire du club. Cependant, le club conteste l’idée d’une absence totale de prestations.

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« Qu’Anthony Jelonch n’aurait rien fait pour le groupe 3S c’est faux, et on en a un certain nombre de preuves »

a affirmé Didier Lacroix début mai, tout en refusant de détailler la ligne de défense avant la commission.

Le président du Stade Toulousain milite par ailleurs pour une modification du règlement du salary cap. Il vise notamment l’inclusion des rémunérations versées par les partenaires aux joueurs dans l’assiette de calcul.

Le second point porte sur les primes de titre versées aux joueurs. Le règlement autorise jusqu’à 500 000 euros de primes exonérées de salary cap, sous conditions strictes.

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Ces primes doivent être communiquées au salary cap manager ou à la LNR et comptabilisées dans les comptes du club arrêtés au 30 juin de la saison concernée . Surtout, les avenants doivent être signés avant la finale, selon l’interprétation de la Ligue.

Le Stade Toulousain conteste cette lecture, la jugeant abusive. Les avenants auraient été signés le lendemain de la finale, par superstition et au nom d’une coutume que le club estime jusque-là tolérée.

« On pense avoir versé nos primes comme les autres années, sauf qu’on a eu un questionnement sur ces primes-là. Donc on se justifiera sur ces primes-là »

, expliquait Didier Lacroix.

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Antécédents, calendrier et portée du verdict à venir

Le Stade Toulousain n’en est pas à son premier contentieux autour du salary cap. En 2023, le club avait écopé d’une amende de 50 000 euros avec sursis lors du départ de Cheslin Kolbe vers Toulon.

En 2025, dans le cadre d’une médiation, Toulouse avait accepté de verser une contribution de 1,3 million d’euros à la LNR. Cette somme concernait le transfert de l’arrière international Melvyn Jaminet depuis Perpignan.

Pour les infractions actuelles, seules des sanctions financières sont envisagées, les sanctions sportives n’entrant en vigueur qu’à partir de la saison prochaine dans ce type de dossiers. La LNR souhaiterait ne pas perturber la phase finale du Top 14.

Ainsi, alors qu’une décision rapide avait un temps été évoquée, le verdict ne tombera qu’après la finale. Le Stade Toulousain connaîtra donc la décision de la commission à partir du 7 juillet.

À ce jour, la plus grosse somme versée après des infractions au salary cap s’élève à 3 millions d’euros. Elle avait été réglée par Montpellier en 2020, ce qui donne l’ampleur potentielle de la sanction encourue par Toulouse.

Pour résumer: le Stade Toulousain fait face à des accusations de dépassement du salary cap et de manquements à la transparence, avec une amende pouvant approcher 5 millions d’euros, dont le verdict est attendu après la finale du Top 14.

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