Stade Français - Bordeaux-Bègles

Top 14 – Stade Français – Bordeaux-Bègles : Jean-Bouin gronde, Paris assume

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Un départ plein de contrôle

Le Stade Français a remporté un succès net face à l’UBB (28-7) au terme d’un match dominé pendant plus d’une heure. Dès la 2e minute, la première pénalité sifflée contre Bordeaux offre trois points à Louis Carbonel (3-0, 3’). Paris installe alors sa pression. La défense monte, gratte et oblige l’UBB à reculer. À la 11e minute, nouvelle faute girondine devant les perches : Carbonel double la mise (6-0). Les Parisiens jouent juste et gagnent les duels aériens. L’UBB enchaîne, elle, les imprécisions au pied et les lancers pas droits.

Ward et Dakuwaqa donnent l’élan

Le premier tournant arrive à la 14e minute. Après un grattage, Pesenti fixe, Carbonel volley-passe pour Peniasi Dakuwaqa qui tape rasant. Le rebond profite à Jérémy Ward dans l’en-but (11-0, 14’). Paris garde la main. Sur touche, le maul avance et la chistera de Tanga déclenche la chaîne Vili → Dakuwaqa pour le 2e essai (16-0, 31’). Carbonel transforme (18-0) tandis que Jefferson Poirot écope d’un carton jaune pour fautes répétées dans le maul. À la pause, le score aurait pu être plus lourd : deux essais parisiens ont été refusés après vidéo et en-avant.

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Réaction bordelaise, puis verrou parisien

Au retour des vestiaires, l’UBB frappe d’entrée. Bonne pénaltouche, ballon porté maîtrisé et Cameron Woki s’écroule derrière la ligne (18-7, 42’). Matthieu Jalibert transforme et relance l’espoir. Paris ne panique pas. Le pack reprend la main en mêlée, obtient une pénalité (50’, 51’) et Carbonel passe trois points (21-7). Le temps fort bordelais s’étiole. Dakuwaqa sauve un essai sur Mousques (53’), puis la mêlée girondine est sanctionnée à répétition. Les chiffres tombent : quinze pénalités contre l’UBB à la 76e minute, contre neuf pour le Stade Français.

Gabrillagues scelle une victoire autoritaire

La bascule définitive arrive à la 67e minute. Dans un moment brouillon, Page-Relo tente une chistera dans ses 22 mètres. Le ballon traîne. Paul Gabrillagues suit, s’en saisit et marque (26-7), avant la transformation de Carbonel (28-7). La fin de match se résume à de longues séquences défensives parisiennes, à des turnovers et à une dernière occasion bordelaise annihilée en coin (79’) pour un pied en touche de Connor Sa. La sirène retentit. Paris ferme la porte et met fin à une série de trois revers face à l’UBB.

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Ce qu’il faut retenir

Le plan parisien a reposé sur la conquête, l’alternance au pied et un rideau défensif discipliné. Carbonel a piloté le tempo, ajouté 13 points au pied et animé les sorties de camp. Ward, Dakuwaqa et Vili ont pesé sur les extérieurs. L’UBB a réagi au retour des vestiaires, mais son indiscipline et plusieurs maladresses l’ont freinée. Les changements n’ont pas inversé la tendance. Malgré quelques éclairs de Bielle-Biarrey et de Page-Relo, les visiteurs ont buté sur un pack parisien dominateur en mêlée fermée et vigilant sur ses 5 mètres.

La dynamique relancée

Avec ce 28-7, le Stade Français valide une prestation solide et pleine de maîtrise. L’UBB, championne d’Europe en titre, repart frustrée et devra corriger vite le volet disciplinaire, souligné par le total de pénalités concédées et le carton de Poirot. Paris, lui, engrange des points et de la confiance avant un bloc déjà exigeant.

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