Toulon Lyon a tourné à la démonstration varoise. Dans un stade Mayol ému par l’hommage rendu à André Herrero, les Toulonnais ont offert une performance de très haut niveau, ponctuée par huit essais et une victoire éclatante (54–21). Dominateurs en conquête, disciplinés et inspirés, les hommes du RCT ont imposé leur loi à des Lyonnais impuissants et indisciplinés. Après un premier acte accroché, Toulon a déroulé en seconde période, retrouvant une efficacité redoutable à domicile.
Toulon Lyon : un départ engagé et maîtrisé
La rencontre débute sur un hommage vibrant à André Herrero avant que le jeu ne s’emballe. Le LOU ouvre le score par Paddy Jackson (3–0, 5’), mais Toulon répond immédiatement par Dany Priso, qui conclut un beau travail collectif initié par Baptiste Serin (7–3, 6’). Le ton est donné. Junior Alainuuese enfonce le clou sur un maul maîtrisé (24’, 14–3) avant que Teddy Baubigny n’inscrive le troisième essai varois juste avant la pause (39’, 21–9). Entre réalisme et puissance, le RCT s’appuie sur sa conquête pour faire la différence. « On maîtrise notre première période, on est dominants en conquête, il faut continuer comme ça », analyse Esteban Abadie à la mi-temps. Côté lyonnais, Ethan Dumortier tente de garder le cap : « On leur donne trop de terrain, il faut qu’on arrête de faire des fautes et de concéder des pénalités. »
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Une seconde période à sens unique
Après la pause, Toulon hausse le ton. Dès la 48e minute, un essai de pénalité vient récompenser la domination du pack (28–9). Puis Setariki Tuicuvu profite d’un jeu au pied malin de Serin pour inscrire le quatrième essai (52’, 35–9). Charles Ollivon, omniprésent, s’offre ensuite une réalisation après un superbe enchaînement collectif (61’, 42–9). Le RCT déroule, alternant jeu au pied et vitesse d’exécution. Malgré un sursaut lyonnais conclu par Wainiqolo (70’, 42–14) puis Dumortier (74’, 47–21), Toulon conserve le contrôle. Mathis Ferté, titularisé à l’aile, marque à son tour après une course inspirée (72’, 47–14). En fin de match, le maul varois conclut cette soirée parfaite par un deuxième essai de pénalité (77’, 54–21).
Toulon Lyon : Serin en maître d’orchestre
Une nouvelle fois, Baptiste Serin aura été déterminant. Précis dans la gestion du jeu et auteur de 19 points, le demi de mêlée a dicté le tempo. Après la rencontre, il confiait : « Après-midi réussie, comptablement et dans le contenu. C’était bien mieux en seconde période, on a cru en ce qu’on avait préparé pour les mettre en difficulté. » En face, Camille Chat regrettait la prestation du LOU : « Il faut qu’on se regarde en face. On passe à côté, c’est la même depuis plusieurs week-ends, j’espère que ça va tourner. » Un constat lucide pour une équipe lyonnaise en difficulté, désormais sous pression après une troisième défaite consécutive.
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Une victoire symbolique pour Toulon
Cette large victoire (54–21) permet au RCT de retrouver le sourire et de se replacer dans la première moitié du classement. Les Toulonnais ont retrouvé l’intensité et la précision qui font leur force, à l’image d’une conquête stable et d’un collectif soudé. Sous les yeux d’un public conquis, Toulon a rendu le plus bel hommage possible à André Herrero : un rugby engagé, total, fidèle à l’esprit du club.
Pour résumer, Toulon a surclassé Lyon grâce à un collectif retrouvé, une conquête dominateur et un réalisme implacable. Le RCT confirme son autorité à domicile et s’impose comme l’un des candidats les plus redoutables du Top 14.
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