Tournoi des six nations: Farrell a libéré l’Irlande

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Dublin, 10 fév 2023 (AFP) – Sélectionneur de l’Irlande depuis 4 ans, Andy Farrell a ajouté une touche de liberté au jeu offensif déjà très performant d’un XV du Trèfle qui veut mettre fin à la longue invincibilité française, samedi (15h15), pour la 2e journée du Tournoi des six nations.

Assistant de Joe Schmidt, chargé surtout de la défense, l’ancienne superstar du rugby à XIII avait déjà été un artisan majeur du grand chelem de 2018.

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Il avait pris sa suite après la correction reçue contre la Nouvelle-Zélande en quart (46-14) au Mondial-2019, mais ses premiers pas n’avaient rien eu de très convaincants.

« Je n’imaginais pas que cela puisse marcher à court terme », a admis l’ancien international Tony Ward.

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Trois ans plus tard, Ward est un admirateur sans réserve du coach de 47 ans qui a mené l’Irlande à une Triple Couronne l’an passé (victoire sur les trois autres équipes britanniques) et surtout à une tournée victorieuse historique en Nouvelle-Zélande.

« Ce que j’aime vraiment chez Farrell c’est qu’il a donné aux joueurs la latitude de s’exprimer librement », a-t-il expliqué dans un entretien téléphonique avec l’AFP.

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Demi d’ouverture flamboyant sélectionné à 19 reprises entre 1979 et 1987, Ward a souligné que si la discipline est restée conforme au très haut niveau, une différence énorme existe avec le jeu très strict prôné par le Néo-Zélandais.

Les joueurs semblent prendre beaucoup de plaisir grâce à une atmosphère plus détendue et la capacité de prendre des initiatives.

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– « On ne peut qu’être admiratifs » –

C’est « une approche différente de celles des directions (techniques) précédentes avec lesquelles j’ai travaillé et, à mon avis, c’est la bonne façon de faire », avait appuyé Johnny Sexton, promu au rang de capitaine à temps plein à l’arrivée de Farrell.

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Fabien Galthié, sélectionneur de l’équipe de France et prochain adversaire du XV du Trèfle à Dublin, estime aussi qu’ »on ne peut qu’être admiratifs de ce que (les Irlandais) font à l’heure actuelle ».

Farrell « a su s’appuyer sur les forces de l’équipe irlandaise: un jeu offensif millimétré, signé Leinster, signé leur capitaine Johnny Sexton », tout en assurant une transition générationnelle dans le groupe.

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« Il a pris une équipe très haute avec une génération vieillissante et il a réussi à maintenir, dans ce turnover, la performance et maintenir cette équipe aussi haut, voire la faire monter » encore, s’est enthousiasmé le coach français.

Pour Ward, Farrell comprend et correspond mieux à la mentalité irlandaise que Schmidt.

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« Farrell vient du nord de l’Angleterre et convient mieux à notre état d’esprit », a estimé Ward, né en Irlande avant de grandir dans le Yorkshire.

« Je pense que c’est similaire dans le sens où c’est basé sur la passion et un petit sentiment d’infériorité, dans son cas du nord de l’Angleterre vis-à-vis du sud. Il y a quelque chose de cela » chez Farrell, a-t-il détaillé.

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– « Jamais le rugby n’a été aussi populaire » –

L’ancien arrière irlandais Hugo McNeill a surtout loué la modestie de Farrell, son « intégrité » et le choix judicieux de ses adjoints, Mike Carr et Paul O’Connell.

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« Farrell ne fait pas venir des ego, il apporte ce qu’il y a de meilleur chez des êtres humains dans une équipe », a expiqué McNeill.

Le flanker Peter O’Mahony, 90 sélections et son coéquipier du Munster, le pilier David Kilcoyne, soulignent aussi l’amélioration générale de l’ambiance.

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« J’en parlais avec Pete (O’Mahony) l’autre jour au dîner, tout le monde disait à quel point l’environnement était bon ici, et c’est pas des bêtises », avait confié Kilcoyne.

« C’est vraiment un endroit très agréable et cela vient de la direction. +Faz+ (Farrell) a fait venir des gens formidables et cela ruisselle jusqu’aux joueurs », a-t-il poursuivi.

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L’image même du rugby en Irlande en a été transformée grâce à Farrell, va jusqu’à affirmer Ward.

« Le sport n’a jamais été aussi populaire », a clamé l’ancien joueur de 68 ans.

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« Ce n’est pas pour être prétentieux, mais en me promenant dans Dublin, tellement de gens sont venus me parler de rugby… Le Rugby est vraiment sous les projecteurs et, pour moi, tout cela est dû à Farrell et où il nous a menés lors des quatre dernières années », a-t-il affirmé.

© 2022 AFP

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