François Rivière (USAP) prône la stabilité avec Franck Azéma

USAP : « Certaines épouses ont été menacées physiquement » dénonce François Rivière

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L’USAP traverse un début de saison délicat avec trois défaites en autant de rencontres, dont deux concédées à domicile. Face à la frustration croissante, le président François Rivière a pris la parole ce lundi matin pour réaffirmer sa confiance en son staff et tenter d’apaiser un climat devenu explosif autour du club catalan.

Confiance réaffirmée au staff

Au lendemain de la défaite face au Racing 92 (15-28), Rivière a tenu à rencontrer ses entraîneurs. « Je leur ai dit que c’était une belle équipe de coachs. Je sens qu’il y a de la cohésion. […] Je leur ai renouvelé ma confiance », a-t-il déclaré auprès de nos confrères l’Indépendant , coupant court aux rumeurs de changement. Pourtant, une partie des supporters avait lancé une pétition visant David Marty, entraîneur des trois-quarts, accusé de porter une responsabilité directe dans les résultats actuels.

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Un climat tendu autour du club

Le président s’est montré inquiet des dérives observées dans l’environnement du club. « Certaines épouses d’entraîneurs et de joueurs ont été menacées physiquement. Elles ont même dû quitter l’enceinte d’Aimé-Giral ! Je trouve qu’on s’éloigne beaucoup trop de l’esprit du rugby », a-t-il regretté dans son entretien. Des propos qui soulignent une atmosphère lourde et inédite à Perpignan, où la passion du public prend parfois des tournures excessives.

Incidents face au Racing 92

Samedi soir, la tension est montée d’un cran lorsque des heurts entre joueurs catalans et franciliens ont entraîné l’intrusion d’un spectateur sur la pelouse d’Aimé-Giral. Plusieurs verres de bière ont également été lancés depuis les tribunes. L’individu, rapidement intercepté par la sécurité puis remis à la police, a été placé en garde à vue. L’USAP a déposé plainte et publié un communiqué condamnant « fermement toute forme de violence » et annonçant des sanctions. « Les agissements d’une minorité ne sont pas acceptables », a rappelé le club.

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Entre sanctions et soutien populaire

La Ligue nationale de rugby devrait examiner ces incidents dans les prochains jours, exposant potentiellement Perpignan à de lourdes sanctions. En parallèle, le président du club de supporters la Penya dels Trabucayres a lui aussi condamné l’intrusion sur le terrain, qualifiant l’auteur d’« abruti infini » et appelant à « une sanction éducative et individuelle, plutôt que collective ».

Préserver l’unité malgré les tensions

François Rivière, bien qu’inquiet de l’image renvoyée par ces débordements, veut retenir l’essentiel. « L’an dernier, même si ça a été dur, nous avons toujours eu un public extraordinaire derrière nous. Et ça, il ne faut pas que nous le perdions », a-t-il conclu, espérant que la ferveur catalane retrouve le chemin d’un soutien constructif. Car si l’USAP reste encore convalescente après une saison de lutte pour le maintien, son avenir passe par l’unité retrouvée entre joueurs, staff et supporters.

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Pour résumer

François Rivière a réaffirmé sa confiance au staff malgré les trois défaites initiales de l’USAP. Face aux tensions et aux incidents, il appelle au soutien du public et condamne fermement les comportements violents. Le club catalan attend désormais les décisions de la LNR tout en espérant apaiser un climat devenu préoccupant.