Vannes Angoulême a offert un vrai révélateur dès la J2 : au Stade de La Rabine, les Bretons ont dominé Soyaux-Angoulême (28-9) grâce à quatre essais et une maîtrise collective. Cette maîtrise s’est affirmée au fil des minutes. Malgré une première période hachée et un carton rouge juste avant la pause, les locaux ont tenu leur cap. Ils se sont appuyés sur une mêlée conquérante, un jeu au pied précis et une défense agressive sur les zones d’affrontement. À l’arrivée, un succès plein qui installe Vannes dans le haut du tableau.
Vannes Soyaux-Angoulême : un départ haché, puis l’accélération
Le début de match a ressemblé à un bras de fer. Les Charentais ont rapidement ouvert le score au pied, profitant d’une séquence vannetaise sanctionnée à plusieurs reprises. Toutefois, Vannes a très vite répondu en occupant les couloirs et en forçant des fautes adverses dans leurs 22 mètres. Après vidéo, Ruru a été justement crédité du premier essai, transformé par Lafage. Dans la foulée, l’indiscipline du SA XV a coûté cher : carton jaune et essai de pénalité pour les locaux. À la mi-temps (14-6), le tableau reflétait une tendance claire : des Bretons plus efficaces en zone de marque, malgré une fin d’acte marquée par un carton rouge contre Boudehent.
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Discipline charentaise sanctionnée
La seconde partie du premier acte a confirmé la bascule. Les visiteurs ont concédé une cascade de pénalités dans le camp breton, puis à cinq mètres de leur en-but. Les décisions vidéo ont clarifié les zones grises : jeu déloyal, positions de hors-jeu et contacts à la tête. Tout cela a été traité sans ambiguïté. Conséquence directe : des minutes sous pression, une ligne défensive contrainte de reculer, et des sorties de camp rarement nettes. Dans ce contexte, Vannes a su garder du liant, multiplier les touches proches et installer son ballon porté.
le match Vannes Soyaux-Angoulême bascule après la pause
Au retour des vestiaires, l’US met un coup d’accélérateur dans le combat frontal. Pourtant, sur la première vraie munition bretonne, Edwards profite d’un avantage et casse un plaquage pour aplatir. Lafage transforme (21-9) et la soirée change de tonalité. La mêlée vannetaise, dominante, obtient des pénalités structurantes, tandis que Bouthier gère le tempo et l’occupation. Angoulême tente d’exister au pied et dans la réaction rapide (Dubecq s’illustre à la relance), sans parvenir à convertir ses séquences dans les 22 mètres.
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La mêlée et l’occupation font la différence
À l’heure de jeu, le match se tend de nouveau : en-avant, chandelles contestées, appels à la vidéo. Il y a aussi un jaune pour Farissier après un contact tardif. Vannes reste dans la marche avant. Ruru dicte les angles. Stevenson et Roudil fixent et jouent par-dessus pour renvoyer les Charentais dans leur camp. Les remplaçants apportent du jus dans les collisions et dans la couverture. La gestion des renvois devient déterminante : les Bretons gagnent les airs et imposent des départs sous pression au SA XV.
Un finish net : le bonus scellé dans le money-time
La fin de rencontre illustre la maîtrise locale. Sur une longue séquence de pick and go, Schonert pense marquer ; l’essai est d’abord refusé pour en-avant. Ensuite, il est accordé quelques instants plus tard après une nouvelle poussée au près. Dans la foulée, Bouthier transforme en drop pour parachever la marque. Angoulême, courageux, ne lâche pas l’affaire, mais bute sur une ligne compacte et sur des sorties de camp proprement négociées par les Bretons. Au coup de sifflet final, le tableau de bord est parlant : quatre essais inscrits (Ruru, essai de pénalité, Edwards, Schonert), une mêlée souveraine, et une gestion autoritaire des temps faibles à quatorze.
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Pour résumer, Vannes s’impose 28-9 et valide une performance de fond : conquête fiable, discipline maîtrisée après la pause et réalisme dans les 22 mètres. Solide, précis et constant, le RCV signe une victoire référence à La Rabine et s’installe dans le top 6, tandis que le SA XV paye son indiscipline et ses munitions gâchées.

