Carcassonne Agen

Carcassonne encore en rodage face à Agen

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Retour à Albert-Domec, chaleur étouffante et public curieux : l’US Carcassonne retrouvait la Pro D2 par la petite porte, celle d’un amical costaud contre le SU Agen. Le score est sec (14–28), mais il raconte surtout l’écart d’efficacité entre un groupe déjà huilé et une équipe qui se remet en marche. Les Audois ont néanmoins montré des signes clairs de progrès, notamment après la pause.

Un départ agenaise sans bavure

Dès la 4e minute, Lucas Martins file en coin. Craig Willis transforme. Agen mène 0–7 et imprime le rythme. Les Lot-et-Garonnais déplacent bien le ballon. Ils gagnent les collisions et occupent le terrain. Carcassonne répond par l’envie. Cependant, les en-avant et le manque de liant cassent plusieurs actions. Les ballons portés locaux avancent peu. En touche, quelques réglages manquent.

Juste avant la mi-temps, le SUA frappe encore. Willis conclut une longue séquence au près. 0–14 au repos. La différence se fait sur la précision et la continuité.

Réaction audoise, mais Agen reste clinique

La reprise pique. À la 42e, Martins signe un doublé en bout de ligne. 0–21. L’USC ne baisse pas la tête. Quatre minutes plus tard, Romain Manchia joue vite au sol et aplatit. Johnny McPhillips transforme. 7–21 et un stade qui se réveille.

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Dans le jeu, la charnière Tomas Munilla – McPhillips accélère. Les passes arrivent plus vite. Les soutiens se présentent mieux. Ainsi, Carcassonne gagne des mètres et multiplie les entrées dans les 22 mètres. En revanche, la finition manque encore. Agen, lui, punit. Sur un maul propre, le talonneur Cyril Deligny marque à la 66e. 7–28. En fin de partie, l’USC pousse et insiste près de la ligne. À la 79e, le pilier Nicolas Fenuafanote est récompensé. Transformation réussie : 14–28.

Ce qu’a pensé le staff : lucidité et cap fixé

Bernard Goutta garde le cap : « C’était un match de travail. On voit des progrès, de l’énergie, de la solidarité. Il nous reste de la précision à gagner et des repères à verrouiller. » Le message reste clair : continuer à monter en intensité, surtout en conquête et sur la dernière passe.

Côté SUA, la voix du vestiaire souligne la maîtrise du soir. Arnaud Dupuis apprécie « une première encourageante, avec de la maîtrise et des séquences propres ». Mais il ajoute : « On doit garder la tête froide. D’autres tests arrivent. »

Les enseignements concrets

D’abord, la défense audoise s’est mieux réglée après la pause. Les replis ont tenu. Le rideau a glissé plus vite. Ensuite, la vitesse de sortie de balle a progressé lorsque Munilla a posé le tempo. Puis, la discipline a pesé : quelques pénalités offertes ont redonné l’initiative au SUA, surtout en première période.

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Enfin, la zone de marque reste le chantier n°1. L’USC entre dans les 22 mètres, mais lâche encore des points possibles. Deux semaines suffisent pour huiler ces automatismes, à condition de garder ce volume d’efforts.

Cap sur Aurillac : deux semaines pour combler l’écart

La réception d’Aurillac approche. D’ici là, l’USC doit verrouiller sa touche, muscler ses mauls et fiabiliser la transmission sur les extérieurs. Avec le retour progressif des cadres et l’intégration des recrues, le plan est clair : élever l’intensité et garder le ballon plus longtemps. Le contenu de la deuxième mi-temps va dans ce sens. À ce stade de la présaison, c’est une base solide.