Ce soir débute en Angleterre la dixième édition de la Coupe du monde féminine de rugby 2025. Attendue depuis plusieurs années, cette compétition s’annonce comme un tournant pour la discipline. Organisée du 22 août au 27 septembre, elle rassemble les meilleures nations de l’hémisphère nord et sud et promet d’offrir un mois de spectacle intense. Avec une finale prévue à Twickenham et déjà annoncée à guichets fermés, un record mondial d’affluence pour un match féminin pourrait être battu.
Une Coupe du monde aux ambitions inédites
Depuis la première édition en 1991, le tournoi féminin n’a cessé de grandir, mais celui de 2025 marque une nouvelle étape. Les organisateurs britanniques visent un public massif : près de 82 000 spectateurs sont attendus pour la finale, soit un chiffre supérieur à la dernière édition masculine en France lors de certains matchs. L’enjeu est aussi médiatique. Jamais autant de diffuseurs n’avaient proposé une couverture aussi large. Le rugby féminin espère franchir définitivement le cap de la professionnalisation et séduire un public élargi.
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Une Coupe du monde aux ambitions inédites
Depuis la première édition en 1991, le tournoi féminin n’a cessé de grandir, mais celui de 2025 marque une nouvelle étape. Les organisateurs britanniques visent un public massif : près de 82 000 spectateurs sont attendus pour la finale, soit un chiffre supérieur à la dernière édition masculine en France lors de certains matchs. L’enjeu est aussi médiatique. Jamais autant de diffuseurs n’avaient proposé une couverture aussi large. Le rugby féminin espère franchir définitivement le cap de la professionnalisation et séduire un public élargi.
Pour World Rugby, l’objectif est clair : utiliser cette édition comme levier pour doubler le nombre de licenciées à travers le monde d’ici quelques années. Gill Whitehead, présidente de la RWC 2025, a insisté : « Cette Coupe du monde doit servir de tremplin pour le développement global du rugby féminin. Nous avons fixé un cap ambitieux et nous voulons l’atteindre. »
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Des favorites attendues au tournant
Sur le terrain, les débats promettent d’être relevés. L’Angleterre, nation hôte, s’avance comme favorite logique. Les Red Roses restent invaincues depuis plus de deux ans et veulent confirmer leur domination. Le public britannique, déjà mobilisé, espère voir son équipe soulever le trophée à domicile. Les Anglaises savent néanmoins qu’elles seront scrutées et que la pression sera énorme.
Derrière elles, la Nouvelle-Zélande veut retrouver sa magie. Les Black Ferns, sextuples championnes du monde, ont perdu de leur éclat lors de leurs dernières sorties. Les championnes de 2022 devront montrer que leur expérience et leur culture de la gagne restent intactes. La blessure de certaines cadres fragilise toutefois un collectif qui cherche à se reconstruire après plusieurs défaites marquantes.
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Le Canada et la France en outsiders crédibles
Deux autres nations espèrent bousculer la hiérarchie : le Canada et la France. Les Nord-Américaines, finalistes en 2014, disposent d’un groupe jeune et dynamique qui progresse d’année en année. Leur objectif annoncé est clair : atteindre une nouvelle fois le dernier carré et, pourquoi pas, créer la surprise face à une des deux grandes puissances mondiales.
Quant aux Françaises, elles abordent cette Coupe du monde avec beaucoup d’ambition. Sous la houlette de Gaëlle Mignot et David Ortiz, les Bleues veulent enfin franchir le cap des demi-finales pour jouer une finale, un objectif qui leur échappe depuis trop longtemps. L’équipe de France pourra s’appuyer sur une génération talentueuse issue notamment du Stade bordelais, triple champion de France. « Nous sommes prêtes à nous jauger face aux meilleures », a insisté la sélectionneuse à quelques heures du coup d’envoi.
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L’Italie, premier adversaire des Bleues
Le XV de France débutera son parcours samedi face à l’Italie à Exeter. Un adversaire bien connu et souvent croisé lors du Tournoi des Six Nations. Les Italiennes progressent mais restent un cran en dessous des favorites. Alexandra Chambon, qui remplacera Pauline Bourdon-Sansus blessée, a insisté sur l’importance de ce premier match : « Il faudra bien entrer dans la compétition et poser notre jeu dès l’entame. » Les Bleues savent qu’elles devront éviter toute déconcentration, car la Squadra Azzurra peut profiter de la moindre erreur.
Des chiffres déjà impressionnants
Au-delà du sportif, les chiffres donnent le vertige. Plus de 600 000 billets ont déjà trouvé preneur, un record absolu pour une compétition féminine de rugby. Le taux de remplissage s’annonce exceptionnel, preuve que le public est au rendez-vous. Les diffuseurs, eux, promettent une couverture mondiale. L’événement sera visible dans plus de 100 pays, signe de l’intérêt grandissant pour la discipline.
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Un mois de fête pour le rugby féminin
Au total, 16 nations vont s’affronter durant cinq semaines, des phases de poule jusqu’à la grande finale à Twickenham. Outre les favoris, on suivra aussi de près les performances de l’Argentine, de l’Afrique du Sud ou encore du Japon, qui veulent progresser et marquer des points en vue des éditions futures. Le calendrier s’annonce dense avec plusieurs chocs dès la première journée : Angleterre – Australie à Londres et Nouvelle-Zélande – Canada à Wellington.
Jamais une Coupe du monde féminine n’avait suscité autant d’attente. Entre la qualité du plateau, l’enjeu sociétal et les records annoncés, cette édition pourrait bien constituer un avant et un après pour le rugby féminin. Rendez-vous ce soir pour le coup d’envoi d’un mois qui s’annonce historique.
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