Louis Bielle-Biarrey

Louis Bielle-Biarrey : « Retrouver du plaisir, c’était le plus important »

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Auteur d’un doublé et particulièrement inspiré lors de la victoire du XV de France contre l’Australie (48-33), Louis Bielle-Biarrey a savouré une performance pleine de vitesse, d’allant et d’efficacité. Si l’ailier tricolore a brillé individuellement, il a surtout insisté sur les progrès collectifs entrevus pour conclure cette tournée automnale.

« Au-delà de ma performance, on s’est vraiment retrouvés collectivement, notamment en attaque. Est-ce que c’est un bon match ? Oui et non. En défense, on a été un peu justes par moments. Les Australiens ont très bien joué. La discipline a aussi été un point délicat, surtout en première période : on leur a offert trop d’opportunités. À ce niveau-là, ce n’est pas possible. Mais je veux surtout retenir le plaisir que l’équipe a pris. »

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L’ailier n’a pas cherché à s’enflammer malgré son doublé : « Personnellement, je suis content, mais si je passe deux matchs sans marquer, ce n’est pas non plus la fin du monde. Ce sont des émotions fortes de scorer au Stade de France, mais je suis surtout heureux par rapport à la performance de l’équipe. Je profite parce que je suis en confiance depuis le début de saison grâce au staff et au groupe. »

Sur la dynamique collective retrouvée, il se montre lucide : « Sur les deux premiers matchs, on avait été mis en échec dans plusieurs secteurs. Il ne faut pas oublier qu’on avait eu seulement trois ou quatre entraînements ensemble avant d’affronter la meilleure équipe du monde. Les automatismes n’étaient pas là. Face aux Fidji, on a fait trop d’erreurs individuelles, moi le premier. Là, on a réussi à mettre plus de vitesse, plus de précision. On avait préparé deux ou trois choses dans la semaine, ça a bien marché. Ça fait du bien de retrouver du plaisir. »

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LBB a également raconté son premier essai, ponctué par un geste technique inspiré : « Avec mon pied gauche, ça ne part pas toujours où je veux, mais cette fois ça m’a réussi. C’était un essai important. »

Que ce soit pour marquer ou faire marquer, l’ailier ne fait aucune différence : « Pour moi, c’est pareil. Sur le premier essai, je fais presque plus de choses que sur mon deuxième. Tant qu’on marque, je suis content. Une passe, un maul, un essai : ça reste cinq ou sept points, c’est l’essentiel. »

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À deux ans de la Coupe du monde, il retient une leçon simple : « Il faut qu’on soit ambitieux dans notre jeu, plus précis défensivement et qu’on règle nos soucis de discipline. Si on avance sur ces points, on se rapprochera des meilleures nations. »

Test match – France 48–33 Australie : doublé pour Bielle-Biarrey et une conclusion encourageante pour les Bleus.

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