Ford? Farrell? Les deux? Désigné homme du match lors des deux premières victoires de l’Angleterre dans le Mondial-2023, l’ouvreur George Ford a fait oublier l’absence d’Owen Farrell et causé un nouveau problème (de riche) au sélectionneur Steve Borthwick avec le retour de suspension du capitaine.
Vingt-sept points au pied contre l’Argentine (27-10), dont trois drops magistraux qui ont assommé l’adversaire en dix minutes et convoqué le souvenir du grand expert en la matière, Jonny Wilkinson.
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Quatorze de plus face au Japon (34-12) dimanche soir, avec presque autant de réussite face aux perches (cinq sur six), un service au pied décisif sur l’essai de Freddie Steward et un nouveau trophée d’homme du match.
Ford a tellement bien assuré l’intérim que Borthwick se retrouve face à un casse-tête maintenant que Farrell, suspendu pour les deux premières rencontres du tournoi, est de nouveau disponible.
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« Vous évoquez un problème. Je vois plutôt un groupe de joueurs formidables avec lesquels j’ai le privilège de travailler », s’en est défendu le sélectionneur après le succès sur le Japon. « Beaucoup de pays pourraient nous envier une telle profondeur ».
Car en plus des tauliers Ford (30 ans, 87 sélections) et Farrell (32 ans, 107 sélections), souvent associés par le passé en sélection, à l’ouverture et en premier centre, le XV de la Rose dispose du jeune Marcus Smith (24 ans, 26 sélections), au profil différent, plus dynamiteur que gestionnaire.
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Borthwick, qui a conforté Farrell dans son rôle de capitaine lorsqu’il a pris en décembre la succession d’Eddie Jones, limogé, peut difficilement s’en passer tant son influence est grande sur le groupe.
– Du choix aussi en 3e ligne –
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« Qu’il soit suspendu ou non, il est toujours très impliqué auprès de l’équipe », a commenté le troisième ligne Lewis Ludlam. « C’est un vrai compétiteur et un grand leader. Son retour est une excellente nouvelle pour nous ».
Même Ford, avec une apparente sincérité, s’est dit « ravi » de la fin de la suspension de son « concurrent », avec lequel il a toujours entretenu de bons rapports.
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« Vous pouvez imaginer comment il a été à l’entraînement », a-t-il dit. « Owen (Farrell), Marcus (Smith) et moi faisons de notre mieux pour faire avancer l’équipe. Steve (Borthwick) devra faire les choix qui s’imposent pour gagner et nous les respecterons ».
Pas du genre à faire de vagues, Ford, qui a peu joué la saison dernière après s’être blessé à un tendon d’Achille, pourrait accepter un rôle de doublure de luxe alors que Smith semble aussi être une option à l’arrière, où il est rentré en fin de match contre le Japon.
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Le numéro 10 n’est pas le seul à faire l’objet d’une intense concurrence dans le camp anglais: Borthwick a également l’embarras du choix en troisième ligne.
Entre le retour de suspension de Billy Vunipola et celui à venir de Tom Curry, qui a encore un match à purger après avoir été exclu contre l’Argentine, les places sont chères avec Courtney Lawes, Ben Earl et Lewis Ludlam, convaincants depuis le début du Mondial, ou même le Toulousain Jack Willis.
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Une profondeur que beaucoup d’équipes pourraient également envier à l’Angleterre.
© 2023 AFP
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