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Nouvelle-Zélande–Australie : les All Blacks dominent l’Australie au bout du suspense

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Au terme d’un choc haletant et riche en bascules, la Nouvelle-Zélande a dompté l’Australie à l’Eden Park, au bout d’un scénario où l’avance construite très tôt a été menacée puis rétablie dans les dernières minutes. Le rideau est tombé à la sirène sur une victoire néo-zélandaise logique au vu de l’entame, mais arrachée face au retour opiniâtre des Wallabies.

Un départ canon dans ce Nouvelle-Zélande Australie

Les All Blacks ont donné le ton d’entrée. Après une touche jouée à 5 mètres, la balle voyage à toute vitesse jusqu’à Caleb Clarke qui aplatit en coin (5-0, 4’). Beauden Barrett ajoute une pénalité (8-3, 10’) puis la pression néo-zélandaise fait craquer l’Australie sur la ligne : Leroy Carter plonge près des perches pour le deuxième essai (13-3, 14’). Peu après, une séquence étouffante aux abords des poteaux voit Cameron Roigard se jeter côté gauche (18-3, 24’) avant la transformation de Jordie Barrett (20-3). L’Eden Park gronde, la Nouvelle-Zélande semble lancée.

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Révolte australienne avant la pause

Sans paniquer, les Wallabies s’en remettent à l’efficacité de leur maul. Billy Pollard inscrit un essai en force (20-8, 30’) et James O’Connor ramène les siens à dix points (20-10). Dans le sillage d’une grosse séquence, Harry Potter conclut à l’aile gauche (20-15, 39’), O’Connor transforme et l’Australie recolle à une pénalité au moment de regagner le vestiaire. La première période se termine sur un constat limpide : domination néo-zélandaise dans le jeu courant, mais trop de pénalités concédées qui laissent l’adversaire vivre.

McKenzie remet les All Blacks devant, l’Australie s’obstine

Au retour des vestiaires, la discipline reste le nerf du match. Damian McKenzie ouvre son compteur des 40 mètres (23-17, 49’) puis redonne de l’air (26-17, 55’). L’Australie refuse pourtant de céder : maîtrise en touche, grattages, chandelles bien disputées et, surtout, phases d’avants patientes. O’Connor maintient la pression et, sur un nouveau maul imparable, Carlo Tizzano aplatit (26-22, 69’) avant la transformation (26-24). À un quart d’heure du terme, l’Eden Park retient son souffle.

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Carton jaune pour Potter, Roigard délivre l’Eden Park

L’Australie pousse, mais la défense kiwi tient sa ligne et gratte au bon moment. Sur une nouvelle vague noire, Harry Potter est sanctionné d’un carton jaune (73’). À 15 contre 14, la Nouvelle-Zélande retrouve sa verticalité : touche à 22 mètres, Jordie Barrett fend la défense et libère à l’intérieur Cameron Roigard, impeccable de lecture et de vitesse, qui s’enfonce plein axe pour le try de libération (31-24, 75’). McKenzie transforme (33-24) et les All Blacks gèrent les ultimes séquences, malgré quelques en-avant sous la pression et une mêlée australienne encore menaçante.

Les clés du match Nouvelle-Zélande Australie : tempo, mauls et discipline

La victoire néo-zélandaise s’est construite sur un début survolté, l’occupation au pied (50-22 de Roigard) et une capacité à convertir près de l’en-but. Face à cela, l’Australie a trouvé ses ressources dans la conquête, notamment le maul, et la ténacité défensive illustrée par plusieurs sauvetages sur la ligne (Carter ou Taukei’aho empêchés d’aplatir). La différence, au final, se joue sur la discipline : la série de pénalités australiennes autour de l’heure de jeu a coûté cher, et l’infériorité numérique en fin de partie a ouvert la porte à l’essai du break.

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Joueurs marquants

Côté All Blacks : Roigard (deux essais et un 50-22), McKenzie (précieux au pied et à l’animation), Jordie Barrett (passe décisive sur le dernier essai) et Savea (travail au sol). Côté Wallabies : O’Connor a entretenu l’espoir au pied, Pollard et Tizzano ont validé les temps forts au près, tandis que Potter, malgré son essai, a écopé du carton qui a pesé lourd.

La Nouvelle-Zélande signe ainsi une victoire caractéristique : fulgurante au départ, résiliente sous la pression, réaliste dans le money-time. L’Australie repart frustrée d’avoir été si proche, mais renforcée par sa réaction et la qualité de sa conquête. Rendez-vous est pris pour la suite du Rugby Championship : ce duel a une saveur de référence pour les deux camps.

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