Nevers – Aurillac

Pro D2 — Nevers fait tomber le leader Vannes

Dans un Pré-Fleuri plein, le duel Nevers Vannes a offert une affiche de haut niveau et un verdict net : l’USON s’impose 22–13 et met fin à la série de six victoires du RCV. Les Nivernais, toujours invaincus à domicile, ont fait la différence en seconde période grâce à leur intensité au sol, une mêlée libérée au bon moment et un sens du réalisme retrouvé après la gifle reçue à Mont-de-Marsan. Le leader, longtemps menaçant, a payé son indiscipline et une séquence à 13 qui a pesé lourd.

Nevers Vannes : un premier acte sous tension

Le début de match illustre l’équilibre des forces. Vannes occupe, Nevers défend et contre. Thibault Debaes ouvre le score (0–3, 18e), puis l’USON réplique sur une combinaison limpide conclue par Perry Mayo (7–3, 30e). Au micro à la pause, Yohan Le Bourhis reconnaît « une entame en demi-teinte », mais savoure la réaction collective : « On doit repartir comme on a fini pour viser plus grand. » Côté breton, Pierre Boudehent n’élude rien : « Première mi-temps ratée, trop de fautes et de maladresses. » Le ton est donné, l’intensité aussi.

À lire aussi | Pro D2 : Vannes en patron, Valence-Romans confirme

Le leader surpris au cœur du money-time

Le retour des vestiaires relance le RCV. Debaes ramène ses partenaires (7–6, 46e), puis la bascule semble se dessiner lorsque Matteo Desjeux termine une longue séquence collective, transformée par Anthony Bouthier (12–13, 56e). Pré-Fleuri retient son souffle. Mais Nevers refuse de lâcher. Le demi de mêlée Hugo Bouyssou surgit petit côté dans le trafic pour un essai en filou (19–13, 60e). Le même Bouyssou, élu capitaine du soir, incarne cette bascule d’énergie et d’ambition.

Nevers Vannes : discipline, mêlée et coups de pied décisifs

La fin de match condense les faits de jeu. Vannes se retrouve à 14 puis à 13, carence au talon et carton contre Blanc-Mappaz, tandis que l’USON capitalise. Le Bourhis ajoute trois points (70e) puis un drop plein axe (72e) pour creuser un écart protecteur (22–13). Les Bretons s’échinent, mais le lancer improvisé de Vunipola (hors poste) et quelques en-avants sous pression ruinent les dernières opportunités. L’USON verrouille au sol, gagne du temps et s’offre un succès signature face au leader. Au coup de sifflet final, Bouyssou résume l’état d’esprit : « C’était compliqué mais le cœur qu’on y a mis était énorme. Du 1 au 23 on s’est envoyé, on mérite la victoire. »

À lire aussi | Pro D2: à quelle heure et sur quelle chaîne TV suivre Nevers – Brive

Ce que cette victoire change pour la suite

Sportivement, Nevers se relance et valide son identité à domicile : densité défensive, ballons portés mieux maîtrisés et maîtrise des moments chauds. Les Nivernais montrent aussi qu’ils savent transformer la frustration en énergie positive, à l’image de l’essai refusé à Vannes suivi de la riposte nivernaise sur touche avec Pkhakadze (12–6, 50e). Pour Vannes, ce revers sans bonus rappelle l’exigence du championnat : l’indiscipline coûte cher, surtout loin de la Rabine. Rien d’alarmant cependant pour une équipe qui reste leader grâce à son fond de jeu et sa profondeur de banc. Mais ce crash test en Nièvre offre aux Bretons matière à corriger la conquête et la précision au pied dans le « money-time ». Pour résumer, Nevers a gagné parce qu’il a mieux géré les zones de marque et les coups de pied-clés, tandis que le RCV a manqué de constance au moment de convertir ses temps forts.

Pour résumer, l’USON renverse le RCV (22–13) au terme d’un bras de fer haletant, porté par une seconde période autoritaire et des leaders de terrain inspirés. Le leader breton s’incline, apprend et repartira sans doute piqué, mais averti.

À lire aussi | Pro D2: à quelle heure et sur quelle chaîne TV suivre Béziers – Vannes