La deuxième journée du Rugby Championship (J2) a offert deux scénarios spectaculaires qui marqueront les mémoires. À Johannesburg, l’Afrique du Sud a retrouvé son efficacité pour s’imposer face à l’Australie (30-12). Quelques heures plus tard, à Buenos Aires, l’Argentine a réalisé un exploit historique en battant la Nouvelle-Zélande (29-23), une première dans son histoire à domicile. Ces résultats relancent totalement la compétition, confirmant l’intensité unique de ce tournoi de l’hémisphère sud.
Les Springboks pragmatiques face aux Wallabies
Bousculés lors de leur entrée en matière, les Springboks ont réagi avec autorité. Devant plus de 60 000 spectateurs, les champions du monde ont appuyé là où ils excellent : la conquête et l’occupation territoriale. Portés par un Handré Pollard précis au pied et maître du tempo, ils ont capitalisé sur les erreurs australiennes pour marquer trois essais au total. « Nous voulions montrer que nous sommes toujours capables de hausser le ton quand il le faut », a souligné le capitaine Siya Kolisi. Derrière une mêlée souveraine, l’Afrique du Sud a imposé une puissance constante, annihilant les velléités de retour des Wallabies.
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L’Australie en quête de repères
Les hommes de Joe Schmidt, encore en phase de construction, ont rapidement été dépassés par l’intensité. Quelques fulgurances ont entretenu l’espoir en première période, mais l’indiscipline et les fautes de main ont condamné les Wallabies. Malgré l’énergie de certains cadres, la deuxième période a viré au calvaire, laissant entrevoir l’ampleur du chantier avant la suite de la compétition. Schmidt a reconnu en conférence de presse : « On ne peut pas espérer battre une équipe comme l’Afrique du Sud en perdant autant de ballons. Nous devons apprendre vite. »
L’exploit monumental des Pumas à Buenos Aires
Si la victoire sud-africaine avait le goût de la maîtrise retrouvée, celle de l’Argentine face à la Nouvelle-Zélande restera comme une date historique. Dans un stade José Amalfitani en fusion, les Pumas ont renversé les All Blacks pour la première fois à domicile, grâce à une intensité défensive impressionnante et une lucidité rare dans les moments clés. Le XV argentin, mené par Julián Montoya et inspiré par Mateo Carreras, a trouvé l’énergie pour faire tomber le géant néo-zélandais. Les 29 points inscrits, accompagnés d’une défense héroïque, ont validé une performance de très haut niveau.
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Les All Blacks dépassés dans l’engagement
La Nouvelle-Zélande, victorieuse la semaine précédente, a cette fois buté sur une défense argentine de fer. Malgré trois essais inscrits, les Blacks ont souvent reculé sous les chocs et n’ont pas su inverser la dynamique. Le sélectionneur Ian Foster a regretté le manque de constance : « Nous avons eu des occasions, mais nous n’avons pas su les concrétiser. L’Argentine mérite sa victoire, ils ont été meilleurs dans tous les secteurs. » Ce revers résonne comme un avertissement pour une équipe qui se pensait à l’abri dans ce début de compétition.
Un Rugby Championship totalement relancé
Avec ces résultats, le classement se resserre et les ambitions se redessinent. L’Afrique du Sud a rassuré ses supporters en retrouvant son identité, tandis que l’Argentine a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures nations du monde. Pour les Wallabies, l’apprentissage se poursuit dans la douleur, alors que les All Blacks devront réagir immédiatement pour éviter une spirale négative. Cette deuxième journée aura confirmé ce que l’on attend de cette compétition : de l’intensité, du spectacle et des bascules imprévisibles. La suite promet d’être tout aussi palpitante.
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Pour résumer, les Springboks ont éteint les critiques en dominant les Wallabies (30-12), tandis que les Pumas ont signé un triomphe historique face aux All Blacks (29-23). Deux matchs qui replacent le Rugby Championship au centre de l’attention mondiale.

