Junior Kpoku toulon

Toulon, Champions Cup : Junior Kpoku atout majeur face au Leinster

En Champions Cup, Toulon se présente à Dublin avec un atout inattendu: Junior Kpoku. À 20 ans seulement, le troisième ligne anglais s’est imposé ces dernières semaines au cœur de l’effectif toulonnais. Son gabarit impressionnant, 2,04 m pour 125 kg, renforce un paquet d’avants déjà massif. Dans un RCT en quête de renaissance européenne, son impact attire désormais tous les regards.

Toulon face au défi Leinster

Le RC Toulon retrouve le dernier carré de la Champions Cup pour la première fois depuis 2015. Onze années ont passé depuis le triplé européen, toujours inédit, décroché par la génération Wilkinson, Botha, Giteau ou Habana. Aujourd’hui, la bande à Baptiste Serin et Charles Ollivon rallume ces rêves de grandeur.

Pour cela, Toulon doit réaliser un exploit à l’Aviva Stadium contre le Leinster. La province irlandaise aligne les trois-quarts du XV du Trèfle, renforcés par Rieko Ioane. Quatre fois titré en Champions Cup, le Leinster reste aussi sur quatre finales perdues, signe d’une détermination intacte.

Le contexte n’est pas idéal pour le RCT, seulement 8e du Top 14 et en difficulté en championnat. S’imposer à Dublin, face à 50 000 supporteurs irlandais, relèverait donc de l’exploit. Pourtant, le discours interne reste ambitieux.

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« Le défi est très grand mais on n’a rien à perdre », réplique le demi de mêlée international Baptiste Serin.

Champions Cup: Junior Kpoku, arme lourde du RCT

Dans cette demi-finale de Champions Cup, Junior Kpoku s’impose comme un atout majeur. Prêté par le Racing 92, il a d’abord été repositionné en troisième ligne par Pierre Mignoni. Très vite, il a bousculé la hiérarchie, reléguant Esteban Abadie et Zach Mercer dans des rôles de doublures.

Son arrivée à Toulon a offert un impact immédiat, presque brutal, dans le jeu d’avants. Cette montée en puissance s’est traduite par une titularisation en quart de finale de Champions Cup contre Glasgow (19-22). Il va à nouveau débuter ce week-end sur la pelouse du Leinster.

Le RCT s’appuie aussi sur d’autres forces vives. L’ailier Gaël Dréan a déjà inscrit sept essais en Coupe d’Europe. Melvyn Jaminet apporte sa précision au pied. Jean-Baptiste Gros s’illustre en défense, tandis que la charnière Ben White – Tomas Albornoz apporte vitesse et maîtrise.

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Dans ce contexte, Serin insiste sur l’état d’esprit du groupe.

« Cette demi-finale a un parfum particulier. Ce groupe se l’est pelée. […] On arrive donc sans pression. On sait que tout est possible dans le sport. »

Un phénomène déjà au cœur des enjeux

Si Junior Kpoku brille en Champions Cup, son avenir reste incertain. Toulon souhaite le conserver, convaincu de tenir un profil rare. Mais le joueur est encore lié au Racing 92, qui ne veut pas brader l’un de ses plus grands espoirs. Une indemnité de transfert autour de 250 000 euros et le salary cap compliquent les discussions.

Une autre option mène vers l’Angleterre, aux Sale Sharks, où l’attend Alex Sanderson. Rien n’est toutefois tranché, à l’image de son avenir international. Bientôt JIFF, suivi par Fabien Galthié, Kpoku a pourtant affiché clairement son objectif.

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« Aujourd’hui, je n’ai qu’un but : travailler pour disputer la Coupe du monde 2027 avec le XV de la Rose. »

En attendant, Toulon compte sur sa puissance et sur une solidarité sans faille pour défier les pronostics à Dublin. Onze ans après son dernier sacre, le RCT rêve de redevenir un grand d’Europe.

Pour résumer: en Champions Cup, Toulon mise sur la puissance émergente de Junior Kpoku pour défier le Leinster et raviver ses ambitions européennes, malgré un avenir encore flou pour le jeune troisième ligne.

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